RDC : réinsertion des rebelles du M23 dans l’armée et la police ?

La rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) a capitulé le 5 novembre dernier. Nombre de groupes armés appartenant à ce mouvement ont exprimé leur souhait de réintégrer les rangs des forces de sécurité congolaises.

Le M23) a capitulé le 5 novembre dernier. Beaucoup de groupes armés appartenant à ce mouvement ont exprimé leur souhait de réintégrer les rangs des forces de sécurité congolaises. Beaucoup de combattants de groupes armés actifs dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, qui se sont rendus, peuvent espérer une reconversion dans les forces de l’ordre.

Le ministre congolais de l’Intérieur, Richard Muyej Mangez, qui a rencontré ces anciens combattants regroupés à Bweremana, leur a proposé d’intégrer l’armée ou la police. Ces combattants viennent principalement de Masisi et de Rutshuru, territoires du Nord-Kivu, une région riche en ressources naturelles que se disputent les nombreux groupes armés de la région. Ils avaient auparavant manifesté leur désir d’intégrer l’armée.

L’ultimatum donné en fin d’octobre, par le Président Joseph Kabila aux groupes armés de la RDC, alors qu’il leur enjoignait d’abandonner la lutte armée à défaut d’être contraints à exécuter n’avait pas été suivi. En ce sens que des combattants de groupes d’auto-défense avaient refusé d’obtempérer sans contrepartie financière, affirmant qu’ils avaient fait des sacrifices pour soutenir l’armée contre le M23. Le Monde apprend qu’un accord de paix doit désormais être signé entre le gouvernement et le M23, pour fixer le sort des quelque 1 700 combattants de ce groupe réfugiés dans des camps en Ouganda. Le site internet apprend aussi qu’une centaine de rebelles blessés ont également fui au Rwanda.

Ces cas sont du reste assez différents de celui du chef militaire Sultani Makenga, accusé de massacres, viols, enrôlements d’enfants.