Radio d’Etat attaquée en Centrafrique : une tentative de putsch?

La radio d’Etat a été attaquée en Centrafrique par des hommes armés non encore identifiés. L’attaque s’est produite lundi soir. Une enquête a été ouverte pour déterminer s’il s’agit d’une tentative de putsch.

Nouvelles tensions en Centrafrique. La radio d’Etat a été attaquée lundi 6 juillet 2015 au soir, par des hommes armés non encore identifiés. Un gendarme qui en assurait la sécurité a été blessé dans les violences. Les assaillants se seraient déguisés en Casques bleus de l’ONU, selon plusieurs sources concordantes. Après avoir désarmé des gendarmes, les assaillants ont saccagé la régie puis tenté, en vain, de s’introduire dans le studio principal.

L’un des gendarmes a alors fait des tirs de sommation, obligeant ces individus à se retirer des locaux en prenant en otage un gendarme qu’ils ont finalement libéré, mais avec une fracture au bras, selon des sources concordantes. Une enquête a été ouverte pour savoir s’il s’agit d’une tentative de coup d’Etat ou d’un acte de braqueurs. Pour le moment, le nombre de braqueurs n’est pas connu. Un présentateur de la radio d’Etat a confirmé les faits, précisant que le gendarme blessé avait été conduit à l’hôpital pour y recevoir des soins.

Une nouvelle attaque qui montre que la Centrafrique est loin de retrouver l’accalmie. Depuis la chute de François Bozizé, le pays est plongé dans un véritable bourbier. Suite à la démission forcée de Michel Djotodia, auteur du coup d’Etat contre François Bozizé, les rênes de la transition ont été confiées à Catherine Samba-Panza. Mais cette transition peine à rétablir l’ordre dans le pays malgré les troupes françaises et africaines ou encore celles de l’ONU présentes dans le pays. Si l’insécurité est quotidienne dans la capitale Bangui, l’arrière pays est totalement hors de contrôle. L’absence totale de l’Etat dans ce secteur a ouvert la voie aux nombreux groupes armés qui en ont fait leur sanctuaire.

Le pays prépare actuellement son élection présidentielle. Initialement prévu en novembre 2014, le scrutin a été fixé par les autorités de transition au 18 octobre prochain.