Rabat qualifie de « démocratique » l’autonomie du Sahara

Le ministre marocain de la Communication, porte-parole du gouvernement, Nabil Benabdallah, a affirmé mercredi à Laâyoune (capitale du Sahara occidental), que la proposition d’autonomie du Sahara occidental est une démarche « moderniste, démocratique et crédible », tenant compte du processus politique que connaît le royaume chérifien ces dernières années.

Le Maroc préconise une large autonomie dans le cadre de la
souveraineté du royaume alaouite pour résoudre le conflit du Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole sous contrôle de Rabat depuis 1975.

Le Front Polisario, avec le soutien de l’Algérie, revendique l’indépendance du territoire par le biais d’un référendum d’autodétermination.

« Le Maroc est en train de dégager une position consensuelle sur l’autonomie des provinces du sud, dans le cadre du processus de démocratisation des institutions nationales », a déclaré le ministre lors d’une rencontre avec la presse à Laâyoune (capitale du Sahara occidental) où le roi Mohammed VI effectue depuis lundi une visite de cinq jours.

L’autonomie de ces provinces est « la solution maximale que le Maroc peut accepter », a tenu à préciser M. Benabdallah, qui a souligné que ce choix est « le seul crédible ».

« Il n’y a aucune autre option qui peut apporter la quiétude pour la population de la région », a-t-il affirmé, notant que cette démarche constitue « la seule option praticable qui peut nous sortir de l’impasse ».

Une approche qui associe les populations du sud

Il a, par ailleurs, précisé que le Maroc a pu développer une approche qui puisse associer tous « les fils du Maroc, dont ceux qui se trouvent dans les camps de Tindouf », dans l’ouest de l’Algérie.

M. Benabdallah a évoqué les consultations en cours au Maroc au sujet de l’autonomie des provinces du sud à l’issue desquelles la proposition marocaine sera soumise aux Nations unies.

Le ministre a, en outre, jugé « naturel » que les populations des provinces du sud soient associées à ces consultations.

« Il est tout à fait naturel que ce processus tienne compte des points de vue des populations des provinces du sud, des partis politiques et de toutes les composantes de la société », a-t-il insisté, relevant qu' »il y a, au sein des populations du sud, une ferme volonté de participer à ces consultations ».