Présidentielle en Algérie : Bouteflika dépose en personne sa candidature


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Le Président algérien Abdelaziz Bouteflika a officiellement enregistré sa candidature pour l’élection présidentielle qui aura lieu en avril prochain. Selon une source de la Présidence, il aurait déposé en personne son acte de candidature. Des journalistes affirment l’avoir aperçu ce lundi dans un véhicule.

C’est officiel. C’est ce lundi que le Président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui a annoncé depuis plusieurs semaines qu’il briguerait un quatrième mandat, a officiellement enregistré sa candidature pour l’élection présidentielle, qui aura lieu en avril prochain, selon une source proche de la présidence. Selon cette même source, il serait allé en personne au Conseil constitutionnel, en compagnie de son frère, déposer son acte de candidature.

D’après des journalistes, le Président a été vu assis à bord d’un véhicule, à Alger. Seulement, aucune image n’est parvenue pour le moment aux rédactions. Les candidats ont jusqu’au 4 mars à minuit pour déposer leur candidature. Puis le Conseil Constitutionnel aura dix jours pour annoncer la liste des candidats retenus, et la campagne officielle s’ouvrira le 23 mars.

Une candidature toujours en question

La candidature d’Abdelaziz Bouteflika, qui a célébré dimanche ses 77 ans, suscite toujours de nombreuses interrogations dans le pays. Le chef d’Etat est très affaibli en raison de ses tracas de santé, notamment par l’AVC qui l’a immobilisé 80 jours en France, d’où il est rentré le 16 juillet dernier. Certains observateurs se demandent d’ailleurs s’il tient debout et peut encore s’exprimer. D’autant qu’il ne s’est pas exprimé en public depuis son discours de Setif, en mai 2012, laissant présager la possibilité d’une « candidature par procuration », selon les médias locaux.

D’ailleurs dimanche, c’est le ministre de la Justice, Tayeb Louh, qui a lu le message du président, pressant « tous les citoyens à participer massivement » à la Présidentielle. Les questions sur ses capacités à diriger le pays se posent de plus en plus ouvertement. L’ancien général à la retraite Hocine Benhadid n’a pas hésité à déclarer au quotidien El-Watan qu’un nouveau mandat lui paraissait « impossible, puisque Bouteflika ne peut ni parler ni se mettre debout ».

De son côté, le militant des droits de l’Homme, Ali Yahia Abdenour, cité par Liberté, a lui demandé que le Président soumette un certificat médical au Conseil constitutionnel attestant « que son état physique lui permet d’assurer sa fonction ». La perspective d’un quatrième mandat du Président a généré des manifestations à travers le pays, dont une réprimée violemment samedi à Alger, et qui a donné naissance à un mouvement, baptisé « Barakat », uniquement dédié à lutter contre cette candidature.

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