Ouverture du Colloque des Cours africaines de droits de l’homme et des institutions similaires

Arusha, Tanzanie – 04 Octobre 2010 – Le premier colloque de divers juridictions et institutions similaires africaines compétentes en matière de sanction et de promotion des droits de l’homme s’est ouvert aujourd’hui, lundi 4 Octobre 2010, à Arusha, République-Unie de la Tanzanie. La cérémonie d’ouverture a été rehaussée par la présence du commissaire régional de la ville d’Arusha, représentant le gouvernement de la République-Unie de Tanzanie, ont également participé, entre autres, le président de la Cour suprême de la République-Unie de Tanzanie, et des représentants du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Au cours de la cérémonie d’ouverture, des discours ont été prononcés par le Président de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, le vice-président du Comité d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant, le Président de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO ) , le Président de la Cour de justice de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est (EAC) un juge, représentant la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique du sud (SADC), et le président du Forum des Présidents de Cours suprêmes de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est (EAC) . Tous les orateurs ont souligné la nécessité d’une collaboration entre les organisations africaines, régionales et sous-régionales en charge des questions des droits de l’homme, afin d’assurer une bonne coordination, l’échange d’expériences ou d’expertises sur la promotion et la protection des droits de l’homme.

Un discours liminaire a été prononcé par l’honorable Juge Gérard Niyungeko , Président de la Cour africaine des droits et des peuples. Dans son discours, le juge Niyungeko a noté que l’objectif principal du colloque est d’établir un dialogue judiciaire entre les institutions continentales et régionales africaines chargées de la protection des droits de l’homme et des peuples. Il a en outre affirmé que ce dialogue était nécessaire pour prévenir ou résoudre les problèmes de conflits de juridictions ou de compétences, ainsi que de développer une jurisprudence harmonisée des questions des droits de l’homme en Afrique.

Le colloque qui doit réunir pendant trois jours les personnalités citées ci-dessus a été organisé par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (la Cour africaine), en collaboration avec l’Institut danois des droits de l’homme, et avec le soutien financier et technique de la Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ), et de l’Union européenne, et entre autres objectifs principaux, il permettra d’explorer les voies et moyens de promouvoir le dialogue judiciaire entre les organismes continentaux et sous-régionaux chargés de la protection des droits de l’homme sur le continent.

Pour plus d’informations visitez le Site web de la Cour : www.african-court.org