NYF Africa 2013 : « Nous ne sommes pas des mendiants », Ali Bongo

Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, intervenant ce vendredi à la tribune de la 2e édition du New York Forum Africa a invité les Africains à travailler pour le développement de leurs peuples, afin de créer plus de richesses. L’Afrique regorge d’énormes potentialités et les Africains devraient en être fiers, malgré quelques soubresauts. Et au président gabonais d’affirmer : « Nous ne sommes pas des mendiants ».

(De notre correspondant à Libreville)

Sur un ton d’orgueil et de fierté africaine, le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba a lancé un message fort aux Occidentaux et a invité les Africains au travail. « Nous ne sommes pas des mendiants. Nous ne voulons pas être des assistés », a-t-il lancé. Pour Ali Bongo une nouvelle ère s’ouvre pour le continent et il faut juste aux Africains la maitrise des outils tels que la bonne gouvernance et le développement technologique et industriel pour décoller.

Dans ce sens, le président gabonais estime que la transformation locale des matières premières africaines va participer pour beaucoup à la création des richesses et à faire reculer par ricochet le taux de chômage. Ce qui à long terme cimentera la paix et la sécurité en Afrique, la pauvreté étant considéré selon le président tchadien, Idriss Déby comme « le ferment de l’insécurité et de l’instabilité sociale ».

Ali Bongo a invité ses partenaires à investir pour la formation des jeunes, estimant que le développement du secteur de l’éducation est très important pour garantir un avenir meilleur à la nouvelle génération. «Le développement des compétences » doit être selon lui au cœur des programmes politiques des Etats africains.

Sur le plan sous régional, Ali Bongo a estimé qu’il est temps de mettre en place des synergies pour résoudre de façon globale certains problèmes, qui touchent l’ensemble des pays de l’Afrique centrale et même l’Afrique toute entière. Une Afrique qui doit désormais devenir, selon le président gabonais, actrice dans tous les chantiers de la communauté internationale. Ali Bongo a plaidé aussi pour le développement du secteur de la santé et de entrepreneuriat des jeunes, lesquels constituent 60% de la population africaine.

Plus de 700 décideurs économiques et politiques, sans compter les hommes de médias participent à ces assises, qui prennent fin le 16 juin. L’on attend à Libreville, la signature de nombreux contrats avec les sociétés chinoises, américaines et européennes, en vue de soutenir la relance économique au Gabon.