Nigeria : les caisses de l’Etat vides, Buhari divise son salaire par deux !

Le Président nigérian Muhammadu Buhari a décidé de réduire son salaire de moitié et accuse son prédécesseur Goodluck Jonathan d’avoir vidé les caisses de l’Etat.

Une première. Contre toute attente, le nouveau Président nigérian Muhammadu Buhari va réduire son salaire. En réalité, il ne touchera que la moitié du salaire que percevait son prédécesseur Goodluck Jonathan. « Le Président Muhammadu Buhari ne recevra que 50% du salaire versé à son prédécesseur », a indiqué le porte-parole du Président, Garba Shehu, dans un communiqué. Le salaire annuel du Président nigérian s’élève actuellement à 14 058 820 nairas (70 000 dollars, y compris les indemnités, selon la commission fiscale. Le Vice-président Yemi Osinbajo lui aussi ne percevra que la moitié de son salaire annuel de 12 126 290 nairas.

L’objectif, inciter également les députés à baisser leur salaire mirobolant pour lesquels ils sont d’ailleurs régulièrement critiqués par la population. De même, pour les gouverneurs des différents Etats du pays. Le successeur de Goodluck Jonathan a approuvé un ensemble de mesures pour renflouer les caisses de l’Etat en difficulté pour pouvoir verser les salaires des fonctionnaires, parmi lesquels certains n’ont pas perçu leur revenus depuis fin 2014. Le Président Buhari accuse Goodluck Jonathan et son gouvernement d’avoir laissé les caisses de l’Etat vides. La dette du pays s’élevait, au mois de mars, à 63,5 milliards de dollars.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, avec près de 200 millions d’habitants, première économie d’Afrique et premier producteur de pétrole du continent, fait en effet face à une situation très difficile en raison notamment de la chute des cours mondiaux du pétrole, principale source de revenu du gouvernement de ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Le pays ne doit pas faire face qu’à des problèmes économiques. Il est aussi toujours confronté au groupe terroriste Boko Haram qui ensanglante le nord du Nigeria sous le regard impuissant des autorités. Depuis 2009, Boko Haram a fait plus de 15 000 morts et poussé des milliers de personnes à se déplacer.