Nigeria : 129 filles enlevées, Goodluck Jonathan convoque les chefs de la sécurité

Suite à l’enlèvement d’une centaine de filles dans la nuit de lundi à mardi, dans la ville de Chibok, le Président nigérian, Goodluck Jonathan, a convoqué, ce jeudi, une réunion des chefs des services de sécurité pour examiner « la situation sécuritaire dans le pays »;

Dans la nuit de lundi à mardi, des hommes armés soupçonnés d’appartenir à Boko Haram, avaient attaqué le lycée pour filles de la ville de Chibok et enlevé plus d’une centaine d’étudiantes, poussant le Président à convoquer les chefs de services de la sécurité du pays.

Régulièrement critiqué devant la montée en puissance des attaques de Boko Haram, le Président nigérian, Goodluck Jonathan, a convoqué une réunion des chefs des services de sécurité ce jeudi pour examiner « la situation sécuritaire dans le pays ».

S’agissant de l’enlèvement des filles, les versions sont contradictoires. Alors que le porte-parole des armées a affirmé mercredi que seules huit des otages sont encore en captivité, une source sécuritaire de la région déclarait que plus d’une centaine de jeunes filles seraient toujours retenues. De son côté, le gouverneur de l’Etat de Borno indiquait que seules 14 otages avaient à ce jour réussi à s’enfuir.

La BBC indique que la police, l’armée ainsi que les populations locales tentent de faire avancer les recherches, alors que les résultats semblent pour le moment peu concluant. La seule chose qui semble sûre est que Boko Haram aurait emmené les jeunes filles dans une forêt proche de la frontière camerounaise.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a quant à lui condamné mercredi l’enlèvement des jeunes lycéennes, considérant que le fait de viser des écoles est « une grave violation des droits de l’Homme internationaux ». «Les écoles sont et doivent rester un endroit sûr où les enfants peuvent apprendre et grandir en paix », a-t-il déclaré.