Niger : tension entre pouvoir et opposition à un mois de la Présidentielle

La tension est vive au Niger entre le pouvoir et l’opposition à tout juste un mois de la Présidentielle. Le principal opposant du Président Mouhamadou Issoufou, Hama Amadou, candidat au scrutin, restera sous les verrous, puisque sa demande de remise en liberté a été rejetée par la justice nigérienne.

La situation est toujours tendue au Niger à un mois de la Présidentielle.
Le bras de fer entre le pouvoir et l’opposition est toujours de mise en effet. L’opposition a programmé, dimanche dernier, une marche puis un meeting à Niamey pour « dénoncer des arrestations arbitraires » de « plusieurs de ses militants » et réclamer « l’accès équitable aux médias publics » ainsi que des « élections transparentes ». L’opposition accuse également régulièrement le pouvoir de tenter de diviser les partis n’appartenant pas à la majorité.

De leurs côté, les très influents chefs traditionnels du Niger ont notamment exprimé, vendredi, leur « préoccupation » face au climat politique « délétère » et appelé les hommes politiques à « plus de retenue ».

Actuellement, tous les regards dans le pays sont portés sur le cas de Hama Amadou. Il a tenté par tous les moyens de recouvrir la liberté. En vain. Ecroué depuis près de deux mois pour un trafic présumé de bébés, le principal opposant du chef de l’Etat Mahamadou Issoufou restera en prison. Sa demande de remise en liberté a en effet été rejetée par la justice nigérienne, lundi 11 janvier, selon Reuters. C’est la deuxième fois consécutive que la justice nigérienne rejette la demande de Hama Amadou. Début décembre, sa demande de liberté provisoire avait également été rejetée par la Cour de cassation, qui l’avait alors déclarée « irrecevable ».

Pourtant la candidature à la Présidentielle du principal opposant du dirigeant nigérien a été validée par le Conseil Constitutionnel. En tout, 15 candidatures ont été validées, dont la sienne. La Présidentielle a été fixée au 21 février.
Hama Amadou, ex-président du Parlement, qui avait permis l’élection de Mahamadou Issoufou au second tour de la Présidentielle de 2011, a été emprisonné le 14 novembre dès sa descente d’avion lors de son retour au pays après un an d’exil volontaire en France.