Namibie : la croissance, malgré le sida

Une étude de la SADC démontre le dynamisme de Windhoek, en dépit d’une perte de croissance et de population due à l’épidémie de sida.

Avec un produit intérieur brut (PIB) en croissance moyenne de 4,1 % chaque année entre 1990 et 1997, la Namibie est le seul pays important d’Afrique australe ayant pu améliorer la qualité de la vie de ses citoyens dans la dernière décennie. C’est l’un des enseignements d’une étude que vient de présenter la Communauté de développement des Etats d’Afrique australe (SADC) ; le document met par ailleurs en lumière le drame que représente le sida, non seulement pour les populations mais aussi pour l’économie de la zone.

L’économie namibienne permet la poursuite de l’amélioration du niveau de vie, à l’inverse de celles, notamment, de l’Afrique du Sud, du Lesotho, de la Tanzanie, du Swaziland, de l’Angola, de la Zambie, du Zimbabwe et bien sûr de la R.D.C.. Dans ce dernier pays, l’activité a enregistré une chute de plus de 6 % par an depuis 1990.

Ce que l’épidémie détruit

La croissance annuelle de la population namibienne s’établit à 2,7 %, contre 3 % pour la période précédente. L’écart, explique-t-on au cabinet de consultants WEFA basé à Pretoria, est lié entièrement au sida. Selon Windhoek, l’espérance de vie dans le pays est passée de 61 à 45 ans à cause du sida. Un chiffre alarmant, qui a entraîné ce commentaire du Premier ministre namibien Hage Geingob :  » L’épidémie est en train de détruire la principale ressource du continent : sa population. « 

Sur dix personnes infectées par le virus du sida dans la monde, sept sont africaines. Deux millions d’Africains sont morts de la maladie en 1999.