Mobilisation générale contre le Covid-19 au Maroc : ministres et députés sacrifient un mois de salaire pour la cause

Le Parlement marocain

Au Maroc, la propagation du Covid-19 est considérée comme une véritable tragédie nationale. Le roi Mohammed VI a décidé de faire feu de tout bois pour endiguer la progression de la maladie. Pour appuyer les actions de lutte contre le Coronavirus, ministres et députés marocains ont décidé de faire don d’un mois de leur salaire.

Au Maroc, les ministres ainsi que les parlementaires ont décidé de donner un mois de salaire pour contribuer à la lutte contre la nouvelle pandémie. Ces sommes iront renflouer la caisse du Fonds spécial de 1,15 milliard de dollars américains institué par le roi Mohammed VI pour faire face à la pandémie. Ce sont des communiqués signés, du côté du gouvernement, par son chef, Saâd Eddine El Othmani et du côté du Parlement, par les présidents des deux chambres, Hakim Benchamach et Habib El Malki, qui ont annoncé cette décision qui fait suite à un élan de générosité nationale des Marocains.

En effet, des hommes d’affaires, des entreprises privées ainsi que d’autres structures nationales marocaines ont spontanément et gracieusement mis à la disposition du Fonds spécial d’importantes sommes chiffrées à 62 milliards de F CFA, soit environ 95 millions d’euros. Cet élan de solidarité nationale singularise le Maroc et en fait une fois de plus un exemple à suivre dans d’autres pays africains également aux prises avec la pandémie. Qu’il vous souvienne, ce pays a été le premier à fermer son espace aérien pour stopper la propagation du virus sur son territoire.

Par ce nouvel acte, les Marocains viennent d’administrer une leçon de patriotisme et d’engagement citoyen à leurs frères ressortissants d’autres pays africains.
A l’heure actuelle, le pays compte 61 cas de personnes infectées dont deux décès. Hier, les autorités marocaines ont décrété « l’état d’urgence sanitaire » pour réduire au strict minimum les déplacements de la population. Le communiqué gouvernemental précise que « l’état d’urgence sanitaire ne signifie pas l’arrêt de l’activité économique mais la prise de mesures exceptionnelles », pour restreindre les déplacements qui seront dorénavant soumis à l’obtention d’un « document officiel ».