Migrations : « Aider le Maroc et l’Algérie à empêcher les départs »

Le ministre français de l’Intérieur, Gérard Collomb, a assuré que l’Algérie et le Maroc, réputés pour être des pays de transit vers l’Europe pour les migrants, devaient être aidés pour limiter les flux migratoires.

C’est dans une interview publiée ce mardi 18 septembre 2018 que le ministre français de l’Intérieur, Gérard Collomb, a assuré que l’Algérie et le Maroc devaient être aidés pour limiter le flux migratoire. Jugeant le flux arrivant en Espagne préoccupant, M. Collomb indique que l’Algérie et le Maroc sont prêts à travailler avec la France pour éviter les traversées mais peinent à sécuriser leurs frontières. Car, selon lui, cette opération de sécurisation est compliquée et nécessite des financements. D’où, selon le patron de la police française, la nécessité pour l’Europe d’aider le Maroc et l’Algérie.

Selon Gérard Collomb, si le nombre d’arrivées en Europe est sans commune mesure avec 2015, on assiste à une remontée, ces derniers mois, notamment sur la route Maroc-Espagne où le flux est préoccupant, avec 33,795 arrivants en huit mois. Ce qui, dit-il, représente une hausse de 120%. Justifiant, pour reprendre son propos, une vigilance particulière sur les Pyrénées-Atlantiques, avec le déploiement de deux compagnies de gendarmerie.

Se félicitant d’une hausse de 20% des expulsions, cette année, Gérard Collomb a assuré qu’il n’avait pas d’objectif chiffré mais souhaitait que cela augmente mois après mois. Le ministre a rappelé que la France restait généreuse, non sans rappeler qu’elle ne pas accueillir tout le monde.

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