Maurice : une autre richesse ajoutée à la liste des patrimoines de l’UNESCO

L’île Maurice vient d’ajouter le séga tambour des Chagos dans la liste des patrimoines culturels immatériels de l’UNESCO. Trois autres pratiques culturelles sont déjà sur la liste et la quatrième vient d’être ajoutée, mardi dernier. Maurice a déjà 6 richesses listées en tant que patrimoine mondial de l’UNESCO. Tour d’horizon sur les quatre pratiques culturelles sur la liste.

Le Geet Gawai

Le Geek Gawai

Cette cérémonie précède les mariages hindous. Elle a été inscrite dans la liste des patrimoines culturels immatériels de l’UNESCO en 2016. La cérémonie Geet Gawai se compose de chants, de danses, de musique, de prières et bien sûr de rituels. Ce sont surtout les femmes qui mènent cette cérémonie qui dure parfois toute la fois.

Le ségatipik mauricien

Le ségatipik mauricien

Le ségatipik est un art emblématique qui unit tous les Mauriciens. C’est en quelque sorte une célébration de ce qu’est la vie à la mauricienne. Magnifique spectacle culturel, le ségatipik a été inscrit à l’UNESCO en 2014. Cette musique anime les mariages ainsi que les soirées familiales.

Le séga tambour de Rodrigues

Le séga tambour de Rodrigues

Très différent du ségatipik de Maurice, le séga tambour de Rodrigues puise son origine dans les communautés d’esclaves de l’île. Très rythmé, ce séga se compose de pas de danse spécifique suivant des sons très dynamiques. Dans un séga tambour de Rodrigues, on trouve généralement, un triyang, un bwat, des mayos et bien sûr un tambour.

Le séga tambour de Chagos

Le séga tambour de Chagos

Ce séga est la quatrième pratique culturelle mauricienne qui vient d’être ajoutée à la liste de l’UNESCO. Tout comme le séga tambour de Rodrigues, le séga tambour de Chagos provient également de l’esclavage. La musique du séga tambour des Chagos est plus douce et moins rythmée. Les chansons évoquent en général de la nostalgie, les joies et tristesses au quotidien ainsi que le mal du pays des esclaves forcés à l’exil.

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