Maroc : les vendeurs ambulants ont envahi Tétouan


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Les vendeurs ambulants de la ville de Tétouan, nord du Maroc, sont devenus de véritables casse-tête pour les autorités et surtout pour la population.

Appelés communément « Ferrachas », les vendeurs ambulants de la plus andalouse des villes du royaume dérangent sérieusement les Tétouanais. On les retrouve partout : dans les quartiers populaires, au centre-ville, aux alentours des marchés… Ils sont à l’affut du moindre client et le plus agaçant est leur technique d’approche jugée « agressive » par l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP). Ils se disputent même entre eux lorsqu’un vendeur piétine le secteur de vente d’un autre « Ferrachas ».

À Tétouan, les rues et les avenues ne sont pas très larges et circuler librement devient de plus en plus difficile tant pour un automobiliste que pour un piéton. Les « Ferrachas » prennent possession des trottoirs et investissent également les routes à certains endroits de la ville, et tout spécialement durant le mois de ramadan. Quant à ceux qui protestent oralement ou à coups de klaxon, ils risquent à tout de moment de se heurter à la colère de certains vendeurs. Nombreux sont les Tétouanais qui réclament le départ ferme et définitif de tous les vendeurs ambulants.

Même les réseaux sociaux s’en mêlent…

Ce fléau est devenu tellement invivable pour certains, que l’un d’entre eux a créé une page Facebook avec pour thème : « Tous contre le commerce ambulant dans les rues de Tétouan. » Ce groupe lutte avant tout pour que l’une des principales avenues de la ville, Mohammed V, retrouve le charme qu’elle avait avant l’apparition des « Ferrachas ». Beaucoup de Tétouanais viennent chaque jour y poster des messages de colère. Une colère pas forcément partagée par l’ensemble des internautes du groupe. D’autres accusent le gouvernement de ne pas assez lutter contre le chômage. D’après eux, ces vendeurs ne font que subvenir à leur besoin et ce métier est un travail parmi tant d’autres.

Quel avenir pour Tétouan ?

Concrètement, les autorités n’ont pas les moyens pour stopper le phénomène qui ne va pas en s’améliorant. A part quelques descentes de police pour disperser les vendeurs ambulants et confisquer les marchandises de temps à autres, la ville de la Colombe blanche ne se débarrassera pas facilement des « Ferrachas ».

Au chômage ou sans diplômes, ils n’ont, pour la plupart, que ce métier pour subvenir à leur besoin et à celui de leur famille. De plus, le manque de place manque cruellement. Une restructuration des marchés actuels et la construction de nouveaux lieux doivent être engagées pour accueillir tous ces vendeurs ambulants. Il y a un an, le maire de Tétouan avait l’intention de réaliser ces restructurations et des constructions, mais à ce jour rien n’a encore été fait. Les « Ferrachas » continuent de faire commerce dans des conditions déplorables et les habitants de Tétouan n’ont toujours pas retrouvé la tranquillité et le charme de l’avenue Mohammed V, entre autre.

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