Marche contre la faim des enfants dans le monde à Ziguinchor

Plus de 3.000 manifestants, composés pour plus de 90% d’enfants ont marché, dimanche, dans les rues de Ziguinchor, capitale de la région naturelle de la Casamance, dans le sud du Sénégal, pour attirer l’attention sur le sort des 300 millions d’enfants souffrant de la faim dans le monde.

Avant la marche organisée à l’initiative des responsables du Programme alimentaire mondial (PAM), une cérémonie a eu lieu devant la gouvernance de Ziguinchor, où le porte-parole des manifestants, Mariama Dieng, une jeune écolière, a déploré les périodes difficiles vécues dans un passé récent par les enfants de la Casamance, à cause des conflits armés dans la région.

« Les terres étant abandonnées, les ressources alimentaires étaient rares et nous mangions difficilement à notre faim. Cette situation ne nous a pas permis d’étudier dans de bonnes conditions. Certains d’entre nous, dont les parents s’étaient réfugiés en Gambie ou en Guinée-Bissau, ont fini par quitter l’école pour s’adonner aux activités des adultes à cause de la pauvreté qui sévit dans leurs familles », a-t-elle fustigé.

La jeune Mariama Dieng a toutefois reconnu que les cantines scolaires installées dans les écoles grâce aux organisations internationales comme le PAM et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) ont largement contribué au maintien des enfants, surtout les filles, à l’école et ont aussi créé de bons dispositifs d’apprentissage.

Pour sa part, le coordonnateur du PAM en Casamance, Olivier Flament, a fait remarquer que cette région, pourtant bien arrosée, fait partie des plus vulnérables au plan de la sécurité alimentaire au Sénégal, expliquant que son organisme y prend en charge plus de 600 écoles représentant 130.000 élèves qui reçoivent un repas quotidien à l’école depuis 2004.