M.A.M croit en son rap

Quatrième album pour le trio ivoirien du groupe rap M.A.M. Un pied en France, l’autre en Afrique,  » Allah U Akbar  » distille ses feelings collés sur un flow efficace. Quand autoproduction ne rime pas avec manque d’ambition.

S’il y en a qui gagnent à être connu, le groupe M.A.M est de ceux-là. Ils s’appellent Mad, As et Muss. Trois noms, trois initiales pour un trio rap formé il y a près de 10 ans à Abidjan. Des vieux de la vieille, qui en sont déjà à leur quatrième album.  » Allah U Akbar « , ce mois-ci dans les bacs, offre un nouvel aperçu de la verve bien posée de ces artistes confirmés.

Sans sombrer dans un africanisme radical, M.A.M est résolument un groupe africain. Il le revendique volontiers haut et fort, même si il reste ouvert, comme on peut l’entendre dans sa musique, aux influences occidentales.

Pur rap

Le parti-pris musical du groupe est de rester dans la ligne du rap pur et dur. En ce sens que l’album, même s’il ne s’interdit pas de logiques et nombreuses incartades, ne vise pas la recherche d’une fusion entre la musique africaine et le rap  » classique « .

Sur  » Allah U Akbar « , à côté du groupe qui officie uniquement en français, plusieurs invités africains, au rang desquels Meiway, la star ivoirienne du Zoblazo, teintent quelques productions de l’album de touches à la fois pertinentes et originales.

Enregistré en France, ce quatrième opus de M.A.M aura nécessité un an de travail. Une autoproduction bien travaillée, pour un résultat qui s’entend et qui mérite de l’être.