Libye : le trafic d’armes se poursuit malgré l’embargo

L’afflux d’armes en Libye se poursuit en violation flagrante de l’embargo de l’ONU. Cela a été rapporté par Stephanie Williams, chef de la Mission des Nations Unies qui, selon l’agence Ansa, juge « déplorable » l’assistance militaire que diverses puissances étrangères continuent de fournir aux forces du général Khalifa Haftar et à celles du gouvernement dirigé par Fayez Al Sarraj.

Selon les Nations Unies, au cours des deux derniers mois, 70 vols de ravitaillement ont atterri dans des aéroports de l’est de la Libye contrôlés par le général Haftar, tandis que 30 avions ont ravitaillé l’ouest du pays sous le contrôle du gouvernement d’Al-Sarraj. Le chef de la Mission des Nations Unies, Stephanie Williams, a évoqué « une attaque alarmante contre la souveraineté de la Libye » et « une violation flagrante de l’embargo des Nations Unies sur les armes ».

« Nous continuons également de recevoir des informations faisant état de la présence, à grande échelle, de mercenaires et agents étrangers », a-t-il ajouté. Une présence qui, selon lui, complique la situation dans le pays. Ce qu’il n’a pas précisé, c’est d’où viennent les armes. On sait, depuis un certain temps déjà, que les fournitures d’armes de la Turquie (également soutenues par le Qatar) ont permis aux forces fidèles à Al-Sarraj de contenir l’offensive des milices du général Haftar. Ce dernier serait plutôt aidé par l’Égypte, les Émirats Arabes Unis, la Russie et, quoique dans une moindre mesure, la France.

À travers les cargaisons, les drones de dernière génération (notamment les kamikazes), les armes chimiques, les lance-roquettes de dernière génération, les armes chimiques sont arrivées dans ce pays d’Afrique du Nord. Pendant ce temps, les combats se poursuivent sur le terrain notamment autour de Syrte. Dans la nuit du 1er au 2 septembre, des roquettes ont été tirées par des forces affiliées au général Haftar, qui n’ont causé ni dégâts ni blessés, bien qu’elles représentent toujours une violation du cessez-le-feu.

Selon le représentant de l’ONU, Stephanie Williams, « l’instabilité politique et militaire en Libye est exacerbée par la détérioration des conditions économiques et sociales. La levée partielle du blocus des raffineries de pétrole par les forces de Haftar n’a pas réduit la crise énergétique en Libye. À Tripoli, les gens vivent 20 heures par jour sans électricité. Nous devons faire de la levée du blocus pétrolier, en vigueur depuis janvier, une priorité absolue ».