
La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a déclaré l’état d’urgence à la raffinerie de Zawiya après plusieurs attaques de drones contre des installations pétrolières et énergétiques depuis le 8 août. Un réservoir contenant 4,5 millions de litres d’essence a notamment été détruit après avoir été touché par un drone.
La raffinerie de Zawiya, située à environ 50 kilomètres au nord-ouest de Tripoli, est au centre d’une série d’attaques menées par des drones dont l’origine n’a pas été établie. La NOC a annoncé des mesures d’urgence et mis en garde contre les risques liés à la poursuite des frappes contre les installations de la ville.
Plusieurs installations touchées à Zawiya
Avec une capacité de production de 120 000 barils par jour, la raffinerie de Zawiya est la deuxième plus importante de Libye. Depuis samedi 8 août, plusieurs sites stratégiques de la ville ont été ciblés par des appareils sans pilote. Les premières attaques signalées samedi ont concerné une usine de dessalement ainsi qu’une station électrique.
Ces infrastructures ont été atteintes par des drones dont l’identité des opérateurs n’a pas été communiquée. La série d’attaques s’est poursuivie les jours suivants. Lundi soir, un drone chargé d’explosifs a frappé directement un important réservoir d’essence de la raffinerie. L’impact a provoqué un incendie et entraîné l’effondrement complet de la cuve.
Un réservoir de 4,5 millions de litres détruit
Le réservoir touché contenait environ 4,5 millions de litres d’essence au moment de l’attaque. Après l’incendie, les équipes d’intervention ont poursuivi leurs opérations afin d’empêcher la propagation des flammes aux autres réservoirs présents sur le site. Des camions de pompiers et des équipes de la sécurité civile ont notamment arrosé les cuves voisines.
Un autre drone a ciblé le site mardi, mais cette nouvelle attaque n’a pas provoqué de dégâts selon les informations communiquées. Hamdi el Bishti, directeur régional de Brega Oil, filiale de la NOC, s’est rendu sur place après l’incendie. Il a qualifié l’attaque d’« acte odieux » et a indiqué que les installations avaient échappé à une situation susceptible d’affecter l’ensemble de la région occidentale.
La NOC décrète l’état d’urgence
Face à la succession des attaques, la Compagnie nationale libyenne de pétrole a déclaré l’état d’urgence à la raffinerie de Zawiya. La compagnie a également alerté sur les risques posés par les attaques de drones visant les installations pétrolières de la ville. Aucune partie n’a revendiqué les frappes. Les autorités libyennes n’ont pas désigné de responsable.
Le Parlement ainsi que le gouvernement dirigé par Abdelhamid Dbeibah ont dénoncé les attaques. Ces incidents interviennent après de récents affrontements entre deux milices rivales à Zawiya. Ces combats avaient fait plusieurs victimes civiles et provoqué des dégâts dans différents quartiers résidentiels de la ville. La succession des violences intervient dans un contexte de division politique en Libye.
Des attaques sans auteur identifié
Le pays demeure partagé entre deux pouvoirs exécutifs rivaux, avec des autorités et des groupes armés exerçant leur influence sur différentes parties du territoire. Les frappes contre les installations de Zawiya ont débuté par des attaques contre des infrastructures énergétiques et hydrauliques avant de viser directement la raffinerie et ses capacités de stockage de carburant.
Les autorités n’ont fourni aucune indication permettant d’identifier les auteurs ou de déterminer l’origine des drones. Les circonstances précises des attaques restent donc à établir. La NOC a maintenu son dispositif d’urgence sur le site après la destruction du réservoir d’essence et la nouvelle attaque enregistrée mardi.




