Les députés mauritaniens adoptent un plan de sortie de crise

L’Assemblée nationale mauritanienne (chambre basse du Parlement) a adopté, dimanche, à la majorité des députés ayant pris part à la séance, une résolution préconisant l’ouverture d’un dialogue national entre l’ensemble des forces politiques, en vue de sortir le pays de la crise, a-t-on appris de sources parlementaires.

Aux termes de la résolution, les règles et mécanismes de ce dialogue seront fixés par consensus entre le Haut Conseil d’Etat (HCE, instance dirigeante de la Mauritanie depuis le putsch du 06 août dernier), le gouvernement, les partis politiques et les organisations internationales et partenaires au développement, dont l’Union africaine, la Ligue arabe, l’Union européenne (UE) et les Nations unies.

L’objectif visé à travers ce nouveau dialogue est l’édification d’un système démocratique et constitutionnel fort, réalisant l’équilibre entre toutes les institutions en vue de préserver les libertés collectives et individuelles.

Le conclave devrait, en outre, permettre de déterminer les voies et moyens susceptibles d’opérer des amendements nécessaires à l’adaptation de la constitution « aux exigences d’une démocratie conforme au contexte politique national », indique la même source.

La chambre basse du parlement mauritanien préconise enfin, à l’issue de ce dialogue nationale, la formation d’un gouvernement de large ouverture devant organiser dans les plus brefs délais une élection présidentielle « transparente et crédible dans un climat de neutralité absolue de l’exécutif, de l’administration et de l’institution militaire, avec l’appui des partenaires étrangers ». Ce gouvernement aura par ailleurs pour tâche prioritaire la mise en oeuvre d’une politique d’austérité, ainsi que la lutte contre le terrorisme et le crime organisé.

Les élus du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), principal parti de l’opposition, pourtant alliés aux députés favorables au « mouvement de la rectification », n’ont pas pris part à la séance. Les députés opposés au coup d’Etat regroupé au sein du Front national pour la défense de la démocratie (FNDD) considèrent comme illégale la présente session extraordinaire du parlement mauritanien.