Les clubs africains sur la vague de l’Internet

Les clubs africains se mettent à la page… d’Internet. Zoom sur les sites des protagonistes de la dernière édition de la super Coupe d’Afrique.

Honneur aux champions. Le site des Ghanéens d’Hearts of Oak est bien sûr totalement en anglais. Ce site assez complet propose aux Internautes intéressés un forum, ainsi qu’une lettre d’information et une liste de mails. On peut y trouver des informations sur l’actualité du club et des joueurs, à travers des articles complets. Des anecdotes sur leur vie quotidienne apparaissent au menu. Mais on a aussi toute une rubrique consacrée à cette formation et à son histoire. Enfin deux autres rubriques détaillent les matchs à jouer et les résultats, sur la ligue nationale et la ligue des champions.

Le graphisme du site du Zamalek est un peu plus fouillé. Priorité semble avoir été donnée aux internautes à travers la place prise par le forum, qui accapare à lui seul presque toute la page de garde. Tout en bas de la page, un menu déroulant permet de se guider dans le forum et de discuter aussi bien du Zamalek et du football, que d’autres sujets d’actualité sur plusieurs autres disciplines sportives. Il existe même un moteur de recherche chargé de dénicher, sur le forum, les renseignements demandés.

On peut noter un certain dépit vis-à-vis du site d’Al Alhy. La formation égyptienne a été élue premier club africain pour l’année 2000 par la FIFA. Le site est uniquement rédigé en langue arabe. Seul son menu est en anglais.

Ténors et escargots

Des pays pourtant réputés pour leur capacités footbalistiques se traînent comme des escargots dans le domaine d’Internet. Dès qu’il s’agit de se connecter, les clubs camerounais ou nigérians se retrouvent en queue de peloton. Ce n’est pas le cas des pays du Maghreb. Ils remportent haut la main la palme des clubs connectés.

Avec sept sites, parmi lesquels le site de la JSK, site assez sommaire mais disposant de beaucoup d’informations, l’Algérie est à égalité avec le Maroc, d’abord représenté par son club phare, le Raja. Son Raja est de loin le plus attrayant, avec ses couleurs et ses photos. Des tableaux statistiques et des rubriques détaillées viennent compléter l’impression de sérieux dégagée par le site. Enfin c’est la Tunisie qui fait sensation avec 17 sites de clubs dont un sur l’Espérance de Tunis.

L’autre championne dans cette catégorie est l’Afrique du Sud, avec cinq équipes connectées. On peut noter les très bons sites du club de l’ Ajax Cap-Town, ainsi que celui des Kaiser Chiefs. Mais malheureusement ces ténors sur Internet perdent plus souvent qu’ils ne gagnent les joutes continentales. L’Afrique du Sud,  » géant  » de l’Internet africain, reste un  » nain  » pour le football…

Football, Internet même combats

Cette volonté d’être présents sur la Toile de la part des clubs phares des championnats les plus importants du Continent est le reflet de ce qui se passe à travers toute l’Afrique.

Mais force est de reconnaître que ce sont presque uniquement les grand clubs des différents championnats qui ont un site, les petits clubs ont du mal à s’y mettre. Tout comme au football c’est les plus forts qui gagnent. On remarquera que c’est dans les pays où Internet est le plus développé qu les sites prolifèrent.