Les 50 ans de l’indépendance du Ghana

Un défilé haut en couleurs des écoliers et des officiers de l’Armée et de la Police a été, mardi, le point d’orgue des festivités du Jubilé ayant marqué le cinquantième anniversaire de l’indépendance du Ghana. Le pays était autrefois une colonie britannique.

Des milliers de citoyens ghanéens ayant convergé en masse à la Place de l’Indépendance à Accra vêtus des couleurs nationales et agitant des drapeaux miniatures rouge, jaune et vert en signe de patriotisme, ont assisté au défilé. Cette parade de trois heures et demi de temps, s’est déroulée en présence du président John Kufuor et de son invité spécial, le président Olusegun Obasanjo du Nigeria.

Des centaines de délégations venues du monde entier, dont quelque 20 présidents africains, ont également suivi l’impressionnant défilé, démontration de gymnastique et étalage de la riche culture du Ghana, ponctué de musiques et danses tranditionnelles.

La Grande-Bretagne, auprès de qui le Ghana a acquis son indépendance en 1957, est représenté par le Duc de Kent, envoyé spécial de la reine Elisabeth II.

Plusieurs fanatiques ont peint leurs corps et leurs voitures avec les couleurs nationales dans l’euphorie générale. Les couleurs nationales sont également visibles sur les bâtiments, les arbres et de nombreuses structures. Des souvenirs sont vendus sous formes de T-shirts, drapeaux, stylos, casquettes et tout autre objet pouvant être conservé.

Le Ghana était plongé dans la ferveur des préparatifs depuis des semaines à l’approche du 6 mars, la date historique qui en 1957 a ouvert les vannes de l’indépendance politique du régime colonial sur le continent.

Le discours du président Kufuor

M. Kufuor a déclaré que cette date avait été un tournant, bien que l’indépendance politique ne fût pas suivie par aucun programme pour la gouvernance et la gestion économique.

Les nouveaux chefs d’Etats africains n’avaient aucune expérience en matière de gouvernance et jusque dans les années 1970 et 1980, le continent pataugeait dans l’instabilité politique, les conflits tribaux et la mauvaise gestion au fur et à mesure que s’évanouissait l’euphorie de l’indépendance.

Toutefois, avec la fin de la guerre froide dans les années 1990, une nouvelle race de dirigeants politiques a apporté l’espoir et la renaissance, en privilégiant la bonne gouvernance, le respect des droits humains et la gestion économique saine.

M. Kufuor a en outre invité la jeunesse africaine à ne pas risquer sa vie dans des voyages périlleux vers l’Europe car leurs propres pays avaient besoin de son dynamisme, énergie, créativité et rêves pour se développer.

D’après lui, l’Afrique progressait avec de meilleurs possibilités de gains financiers que nulle part ailleurs, avant d’ajouter que l’avenir du continent est entre les mains de la jeunesse. « C’est votre héritage », a déclaré le président ghanéen et président en exercice de l’Union africaine (UA).