Le Soudan du Sud promet des sanctions contre les coupables de viols dénoncés par l’ONU

Le gouvernement sud-soudanais a annoncé, dimanche, que si les faits dénoncés par l’ONU sont avérés, les membres de son armée coupables de violations des droits de l’Homme seront sanctionnés.

Une semaine après le rapport de l’ONU, qui pointe du doigt des violations des droits de l’Homme généralisées au Soudan du Sud, le gouvernement a réagi, ce dimanche 5 juillet 2015, en précisant que si ces actes sont prouvés, des sanctions seront prises à l’encontre des membres de l’armée. Pour Philip Aguer, le porte-parole militaire du Soudan du Sud, « nous avons lu le rapport et ces crimes odieux ne peuvent avoir été commis que par des individus odieux. Notre armée punit sans impunité tous les actes qui sortent des règles habituelles de la guerre ».

Le Soudan du Sud prévoit de traduire en justice les coupables en affirmant que « quiconque sera jugé coupable d’avoir participé à ces crimes horribles sera traduit en justice devant les tribunaux et devant Dieu ». Pour l’armée, ces crimes font honte à la nation.

Dans son rapport, l’ONU accable les militaires sud-soudanais en les accusant, selon des témoignages recueillis au département de Mayom, d’avoir tué des civils, de piller et détruire des villages, ainsi que d’avoir provoqué le déplacement de plus de 100 000 personnes. Mais l’accusation qui inquiète le plus demeure celle des enlèvements et abus sexuels sur les femmes et filles, parmi lesquelles certaines auraient été brûlées vives dans leur maison.

Le Soudan du Sud est en proie à une guerre civile depuis la fissure politique de 2013 entre le Président Salva Kiir et son ancien Vice-président Riek Machar qui luttent pour le pouvoir.