Le Burkina de Bergounhoux

Le photographe français Didier Bergounhoux livre ses clichés d’un Burkina intime et humain dans un « Carnet de voyages » délicieux en noir et blanc.

Photographe indépendant depuis plus de 15 ans, le Français Didier Bergounhoux est tombé amoureux du Burkina Faso. Son travail photographique sur le pays commence en 1997. Un travail résumé dans son Carnet de voyages qui nous ouvre la porte d’un Burkina intime et très humain. 54 photographies pour approcher, découvrir ou redécouvrir le pays des hommes intègres.

Le regard de Didier Bergounhoux est  » constitué d’un savant cocktail de futilité et d’utilité, de respect et d’ironie, mais toujours d’optimisme « , écrit dans la préface du livre le cinéaste Dani Kouyaté, devenu ami du photographe. Il compare celui-ci à un conteur qui  » nous embarque avec ses images dans la métaphore et nous oblige au voyage dans l’imaginaire ; dans le hors-champ « .

Hors-champ

Hors-champ, hors des sentiers battus mais au plus près des hommes. Comme ces villageoises qui, dès l’aube, préparent le  » benré « , bouillie de petit mil et de lait qui se mange tiède. Didier Bergounhoux légende toutes ses photos.  » C’est le bruit des pilons qui m’a réveillé… Nous nous sourions. Sous cet arbre immense, il règne une harmonie, un sentiment de paix.  » Au fil des pages, on découvre la vie quotidienne des Mossi ou des Songhai, la fabrication du repas ou du dolo (bière de mil fermenté).

On croise des enfants rêveurs, des jeunes filles sous la pluie, des sourires éclatants, des visages fripés par le temps et porteurs d’une incroyable sagesse. On rencontre un féticheur qui pose devant sa maison et a revêtu son manteau pour l’occasion, un forgeron-musicien qui  » martèle ses souffles dans un rythme de samba, alimentant un feu de braise « , un marabout-cultivateur,  » consulté fréquemment en cas de maladies, difficultés personnelles et multiples maux physiques et psychologiques « . Merci, monsieur Bergounhoux.

Voir aussi le site de Didier Bergounhoux.