La Sierra Leone confrontée au virus Ebola « pour la première fois de son histoire »

Depuis une semaine, la Sierra Leone est confrontée à la fièvre hémorragique Ebola qui a fait cinq morts dans le pays, tandis que 15 cas de contamination ont été confirmés. L’ONG MSF a proposé son aide au gouvernement sierra-léonais qui est à pied d’œuvre pour tenter d’endiguer la propagation du virus.

Le ministère de la Santé sierra-léonais est en alerte maximum une semaine après la déclaration du virus Ebola, qui a fait cinq morts, tandis que 10 cas ont été confirmés, selon un dernier bilan du ministère, vendredi dernier. L’ONG française Médecins sans frontières (MSF) a offert son aide au gouvernement dans sa lutte pour isoler les patients infectés, afin de stopper la propagation de l’épidémie. Près de 50 cas suspects ont été signalés.

« C’est la première fois dans son histoire que la Sierra Leone est confrontée à une épidémie d’Ebola. (…) C’est vrai que les autorités sierra-léonaises ont été surprises (mais) la réaction a été assez rapide », a déclaré un chef de mission de MSF à Freetown, capitale de la Sierra Leone, Walter Lorenzi, rapporte RFI. « L’essentiel, c’est d’éviter que la maladie se transmette, et pour cela, il faut une formation du personnel et du matériel », explique encore ce chef de mission.

L’importance d’actions transfrontalières

Walter Lorenzi insiste encore sur le caractère extrêmement contagieux de la maladie qui se transmet par les fluides sanguins, « un simple contact suffit, parfois même juste un contact de peau ».

Cliquez sur le lien pour voir l’infographie sur l’apparition et la façon dont le virus Ebola se propage, de l’AFP.

« Tout porte à croire que cela provient de la zone frontière entre la Guinée et le Liberia », poursuit alors ce responsable de MSF en mettant en avant l’importance de la mise en place d’actions transfrontalières. Ces zones entre les deux pays sont l’objet d’importants flux de personnes traversant la frontière dans les deux sens, beaucoup d’habitants ayant des parents des deux côtés de la frontière. « Des gens sont revenus d’un enterrement (de Guinée vers le Liberia), il y a eu un mort, et c’est à partir de là que l’épidémie s’est déclarée », conclut Walter Lorenzi.