La presse ivoirienne dresse un bilan macabre des manifestations de mardi


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Les manifestations de protestation contre les décrets du président Laurent Gbagbo, engagées mardi par les jeunes du Rassemblement des houphouëtistes, occupent la Une des journaux d’Abidjan qui décomptent deux morts et plusieurs arrestations. Revue de presse.

« Manifestations éclatées des jeunes houphouëtistes: 2 morts, 2 bus incendiés, un commissariat saccagé », déplore le quotidien pro- gouvernemental « Fraternité Matin » à sa Une. Ce bilan macabre est partagé par le quotidien indépendant, l’ »Inter » qui a plaqué à sa Une: « Manifestations contre les « décrets » du RJDP contre Gbagbo: 2 morts, 4 blessés et une vingtaine d’arrestations, une dizaine de bus cassés et incendiés ». Ce journal fait également une analyse de la mobilisation et en déduit qu’elle a été « faible » dans les communes d’Abidjan et très « forte » dans les villes de l’intérieur du pays.

« Nord-Sud Quotidien » relève le durcissement de la répression et annonce que « le RHDP va porter plainte ». Pour « Le Patriote », proche du Rassemblement des républicains (RDR), la Côte d’Ivoire a connu « un mardi noir », en faisant référence à la violence « inouïe », à Abidjan et dans quelques villes du pays. S’il y a eu mort d’hommes dans ces manifestations, c’est l’oeuvre des Forces de défense et de sécurité (FDS), selon le titre de « Le Nouveau Réveil », journal du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI): « 4ème journée de la mobilisation contre la dictature, les FDS tirent: deux morts, 26 blessés graves, 48 militants RHDP arrêtés », accuse ce support.

« Notre Voie », proche du parti présidentiel, ne se voile pas la face pour pointer le doigt accusateur sur la Premier ministre: « Incapable de réconcilier les Ivoiriens, Banny fait brûler et tuer: déjà trois morts sur sa conscience », écrit le journal du Front Populaire ivoirien (FPI). Les jeunes du RHDP ont initié ces mouvements pour obtenir l’annulation des décrets signés par le président de la République, portant réhabilitation des personnalités impliquées dans les transactions des déchets toxiques et portant limogeage des directeurs généraux des médias d’Etat, « Fraternité Matin » et la Radio-télévision ivoirienne (RTI). Le mot d’ordre est maintenu, selon les responsables des jeunes houphouëtistes qui prévoient de passer à une autre étape à partir de jeudi, celle qui consite à exiger « la démission du président Gbagbo ».

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