La fin de l’épidémie Ebola célébrée à Conakry

Le palais du peuple de Conakry a servi de cadre à la célébration de la fin de l’épidémie d’Ebola en Guinée le mercredi 30 décembre, sous la présidence du Président Alpha Condé. Un gigantesque concert, réunissant plusieurs milliers de personnes, y a été organisé.

A Conakry,

La fin de l’épidémie d’Ebola a été célébrée en grande pompe en Guinée, au palais de Conakry. Un grand concert y a été organisé. Des artistes de renoms, comme le chanteur Youssou Ndour, y ont pris part.

Dans son intervention, avant de lancer les festivités, le Président Alpha Condé a rappelé que : « Pendant deux ans, notre pays a été frappé à plein fouet par un virus qui a déchiré nos familles. L’épidémie d’Ebola a emporté de milliers de vie, bouleversé la façon dont nous vivons, menacé nos moyens de subsistance et a profondément affaibli notre économie ». Il a également rappelé que le « peuple a payé un lourd tribut », adressant ses condoléances aux familles de victimes. « Et je prie pour le repos des décédés. Près de 2536 compatriotes ont disparu laissant derrière eux de milliers d’orphelins, de veufs et de veuves. Nous devons protéger nos frères, filles et fils qui ont été touchés et veiller à ce qu’ils soient intégrés dans la communauté », a ajouté Alpha Condé.

Selon lui, « malgré les difficultés, la douleur et la stigmatisation, nous avons beaucoup appris de nos devants. Face à l’épidémie, nous avons refusé d’être vaincus. Au-delà de nos différences, le peuple est resté mobilisé pour lutter contre ce virus mortel ». Et le chef d’Etat guinéen de conclure : « La vigilance ne doit surtout pas s’arrêter. Bien au contraire, elle doit continuer sans relâche et rester à son niveau maximum pour assurer notre sécurité et prévenir d’autres maladies. Elle doit continuer jusqu’au 31 mars 2016 ».

Il faut aussi noter que la veille, au siège de la coordination nationale de lutte contre Ebola, le docteur Sakoba Keita, coordinateur de la lutte contre Ebola, avait tenu à préciser que « c’est une épidémie qui a fait plus de 2 500 morts en Guinée pour 3 800 cas, dont 115 agents de santé. Par-delà les pertes en vies humaines, il y a presque l’isolement complet du pays. Ce ne sont que de vrais partenaires qui sont restés avec nous. Et c’est un soulagement. Il faut enfin souligner que plus de 1 000 autres malades ont survécu à cette terrible maladie ».

Le virus Ebola est apparu en décembre 2013, pour la première fois en Afrique de l’ouest, en Guinée. Il a été découvert il y a quarante ans en Afrique centrale. A ce jour, il n’y aucun vaccin pour soigner les malades.