La compagnie aérienne ASKY dans le ciel africain début 2009

La compagnie aérienne africaine, ASKY (African Sky), dont le siège est à Lomé, au Togo, demarrera ses activités commerciales au premier trimestre 2009, a confié lundi à la PANA à Ouagadougou, M. Gervais K. Djondo, son président, par ailleurs president honoraire du Groupe Ecobank.

« Si nous avons traîné jusque là avant de lancer ASKY c’est pour éviter de tomber dans les mêmes travers que certains. Nous ne voulons pas créer une compagnie qui ne va durer qu’un prinptemps », a déclaré M. Djondo, qui prend part à la 40ème Assemblée générale de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), dont les travaux pour deux jours ont debuté lundi dans la capitale burkinabé.

Il a indiqué que sa compagnie, qui sera dotée d’un capitale de 120 millions de dollars US (environ 60 milliards de FCFA), a pour promoteurs la Banque d’investissement de la Communauté éconmique des Etats d’Afrique de l’Ouest (BIDC), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Ecobank et des investisseurs privés.

Précisant que ASKY aura pour partenaire stratégique la compagnie Ethiopian Airlines, M. Gervais K. Djondo a ajouté qu’il ambitionne de créer une « compagnie forte, sécurisée pour le bien-être des africains ». Le programme de désserte de la compagnie envisage de couvrir pour un début toute la sous-région ouest-africaine avant de s’étentendre progressivement à toute l’Afrique et au reste du monde.

« Nous ne pouvons pas laisser venir les autres profiter de notre ciel. L’Afrique ne doit plus laisser les étrangers exploiter son ciel. Ces grandes compagnies étrangères qui font 80% de leurs bénéfices chez nous », a souenu M. Djondo qui n’a pas manqué de déplorer, au passage, la non application par les Etats de l’accord de Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) visant l’ouverture totale du ciel africain.

« C’est dramatique ce que nous voyons en Afrique. Alors que des compagnies étrangères viennent chez nous comme bon leur semble, nous les africains n’avons aucune facilité chez nous en matière de transport aérien », a déploré le président de ASKY.