La BAD dénonce les frais élevés sur les transferts d’argent vers l’Afrique


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Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, a indiqué que son institution était prête à soutenir les pays africains pour canaliser les transferts financiers de la Diaspora dont les frais sont jugés « trop élevés ».

Selon une étude de la BAD dont les conclusions ont été publiées ce jour, « les transferts de la Diaspora africaine atteignent 14 à 17 milliards de dollars US par an ». Ces transferts d’argent représentent pour certains Etats africains « 750 pour cent de l’Aide publique au développement » souligne toujours la même étude.

Cependant note la BAD, l’impact de ces envois est « limité par les frais élevés de transfert dans les circuits officiels ». En effet, révèle l’étude, pour 100 dollars US envoyés par la diaspora, 19 dollars US ont servi de frais de transfert. Ce qui, selon la Banque africaine « dissuade la Diaspora de recourir au circuit officiel ».

Pour le président de la BAD, Donald Kaberuka, « le rôle de la Diaspora devient de plus en plus prépondérant au regard de l’importance et de la stabilité de ses transferts de fonds ».

Dans des pays comme le Mali, « les seuls transferts de la Diaspora malienne de France effectués par le circuit officiel atteignent 120 milliards de FCFA, comparables au niveau de l’Aide publique au développement » destinée à ce pays.

Parvenir à lever les contraintes

Pour d’autres pays comme le Maroc, le Sénégal ou les Comores, selon toujours la même étude, « les transferts des migrants représentent respectivement 750%, 218% et 346% de l’Aide publique au développement ».

Le président de la BAD se dit prêt à apporter le concours de son institution pour « lever les contraintes freinant ces transferts de fonds ». « Ce qui constituerait un complément très important aux financements des bailleurs », a t-il indiqué.

Les services de transfert d’argent se sont largement modernisés ces dernières années malgré une présence marquée des circuits traditionnels. La quasi-totalité des banques commerciales, des institutions de micro-finance ainsi que les services portaux utilisent les opérateurs spécialisés dans les transferts d’argent. Le marché africain est notamment dominé par les agences comme Western Union, MoneyGram et Money Express.

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