L’OIF appelle au dialogue et au respect de la souveraineté du Burundi

L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a appelé à la reprise du dialogue politique entre gouvernement et opposition et au respect de la souveraineté du Burundi.

Le chef de la mission de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui s’est rendu au Burundi, la semaine passée, Pascal Couchepin, a appelé à la reprise du dialogue et a mis en garde contre l’imposition de solutions de l’extérieur, peut-on lire sur RFI.

Pascal Couchepin a assuré de l’implication de l’OIF dans la résolution de la crise en insistant sur la nécessité de reprendre le dialogue politique entre le gouvernement et l’opposition. Il a appelé la communauté internationale à faire pression pour la réalisation de cet objectif.

« L’exemple du Burkina Faso »

La semaine dernière, 17 partis d’opposition ont signé une lettre commune qui affirme leur volonté de reprendre le dialogue avec le pouvoir.

La souveraineté du Burundi doit être respectée, a averti le chef de la mission de l’OIF. « Il n’est pas question d’imposer aux Burundais quelque chose qui serait imposé de l’extérieur et qui probablement n’aurait qu’une chance de survie assez limitée dans le temps ».

Cette déclaration intervient après les injonctions à démissionner du Président français François Hollande qui avait appelé Pierre Nkurunziza à suivre l’exemple du Burkina Faso et des Etats-Unis qui indiquaient récemment que le maintien au pouvoir du chef de l’Etat menace « gravement » la sécurité du pays.