L’Internet pour tous

Les Canadiens du CRDI oeuvrent pour l’émancipation des pays en voie de développement en apportant leur soutien à plus de 800 projets à travers le monde, dont un tiers en Afrique. Leur site Internet, remarquablement fourni, recense les différents projets et expériences. Passionnant.

Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) est une société d’État canadienne qui a pour objectif d’aider les pays du tiers-monde à trouver des solutions à leurs problèmes de développement. Pour cela, il s’appuie particulièrement sur les nouvelles technologies et essaye de créer un  » maillage électronique  » entre les scientifiques des pays en voie de développement. Il aide aussi financièrement des projets et soutient le développement de réseaux régionaux.

Aujourd’hui, le CRDI a financé près de 800 projets pour un montant global de 125 millions de dollars canadiens dont 36% sont à destination d’opérations touchant l’Afrique. Les projets soutenus portent sur des sujets spécifiques comme l’agriculture urbaine ou la gestion communautaire des ressources naturelles.

L’eau, le mariage et les chefs

Au Burkina Faso par exemple, de nombreux conflit tournaient autour du problème des pompes à eau, ou plutôt de leur nombre insuffisant. Des femmes d’un village équipé refusaient souvent de se marier avec les hommes du village voisin si celui-ci n’était pas équipé, explique Neale MacMillan. Dans un autre cas des conflits de classe ont réapparu à l’occasion de la mise en place d’une hiérarchie pour accéder à l’unique pompe du village. Le CRDI a donc participé au financement de la construction d’une nouvelle pompe, mais a aussi aidé à la constitution d’un groupe de discussion entre les villageois, afin qu’ils s’accordent sur une optimisation de l’utilisation des ressources.

De façon plus pragmatique, le CRDI a aussi financé une étude sur le rôle des chefs traditionnels. Bien souvent insuffisamment considérés, ces derniers peuvent en effet être un frein à la mise en place de projets de développement. Il s’agit de les associer plus en avant des projets pour qu’ils deviennent un apport et non un obstacle.

Petit bémol cependant concernant le site Internet du Centre, extrêmement lourd à charger et dont la navigation pèche par son manque de clarté. Il n’empêche que le fonds, remarquablement fourni, justifie que l’on s’y attarde.