L’athlétisme africain à l’assaut de Sydney

L’Afrique compte une multitude de favoris pour les prochains Jeux de Sydney. En athlétisme surtout, quelques grandes figures se détachent déjà. Surveillez les bien.

La délégation éthiopienne d’athlétisme risque de faire parler d’elle. Avec en vedette, Hailé Gebreselassie bien sûr, détenteur du record du monde des 10 000 et 5000 mètres, et champion olympique du 10 000 mètres à Atlanta. Malgré une blessure au tendon d’Achille qu’il traîne depuis sa finale mondiale à Séville en août 1999, il s’est envolé pour Sydney hier.

Mais l’Ethiopie a d’autres cordes à son arc : par exemple, la coureuse de fond Derartu Tulu, médaille d’or du 10 000 mètres aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992. Ou encore Gete Wami, grand espoir sur le 10 000 mètres féminin, ainsi que la marathonienne, et actuelle championne olympique, Fatuma Roba.

Le Nigéria a lui aussi un atout de choc, avec sa jeune spécialiste du 100 mètres haies : Glory Alozie, 22 ans, vice-championne du monde en 1999 à Séville, et troisième meilleure performeuse de l’année 2000, est la meilleure chance de victoire nigériane en athlétisme.

1 500 mètres : rencontre au sommet

Le talentueux kenyan de 21 ans, Noah Ngeny marche sur les traces de l’ex-champion Kipchoge Keino qui siège à présent au Comité olympique kenyan. Noah a en effet eu une saison 1999 spectaculaire, puisqu’il a couru les quatre temps les plus rapides du monde sur le 1500 mètres, incluant son record personnel (3 minutes 28 secondes et 73 centièmes), qui est aussi un record national pour le Kenya.

Un concurrent de choix pour le Marocain Hicham El Guerrouj, grand favori sur 1500 mètres. Ce dernier est invaincu sur cette distance depuis 1996, et ce qu’il appelle lui-même le  » cauchemar  » des Jeux d’Atlanta. Le jeune athlète pourrait bien prendre sa revanche à Sydney, et vise la plus haute distinction qui ferait de lui le premier Marocain médaillé d’or sur 1500 mètres.