L’armée égyptienne lance une offensive contre les islamistes dans le Sinaï

Le samedi a été particulièrement violent en Egypte. L’armée a lancé l’offensive contre les islamistes dans le nord du Sinaï, en avec le déploiement d’armes lourdes.

C’est une « campagne pour détruire les repaires des terroristes », selon les propos de l’armée égyptienne, qui a été lancée ce samedi. Trois jours après un attentat raté contre le ministre égyptien de l’Intérieur au Caire, les chars d’assaut et les hélicoptères de l’armée égyptienne ont attaqué des repaires d’islamistes dans le nord du Sinaï.

Le Sinaï, péninsule qui relie l’Égypte à Israël et la bande de Gaza, a longtemps servi de refuge à des groupes d’activistes islamistes, dont certains adeptes des pratiques et techniques d’Al-Qaida. Les attentats dans la région ont considérablement augmenté depuis que le Président égyptien Mohamed Morsi a été déchu le 3 juillet. Ce qui a poussé l’armée à lancer son offensive de ce samedi.

Selon un représentant des forces de sécurité égyptienne, des dizaines de présumés activistes avaient été abattus ou blessés durant la mission au Sinaï. En outre, les troupes égyptiennes ont arrêté plusieurs présumés islamistes, d’autres par contre ont réussi à prendre la fuite dans la région montagneuse située au centre du Sinaï. Au moment où l’armée établissait un périmètre de sécurité visant à empêcher les activistes de s’échapper pendant que d’autres militaires ratissaient la zone, des colonnes de fumée s’élevaient au-dessus des villes de Rafah et de Cheikh Zuweyid.

Selon l’agence de presse officielle égyptienne, MENA, « six hélicoptères militaires avaient été utilisés pour bombarder des caches d’armes et des véhicules de militants dans sept villages », une opération que les autorités ont décrite comme une « campagne visant à détruire les repaires des terroristes ». A l’instar de la méthode de l’armée nigériane face au Boko Haram, les autorités égyptiennes auraient interrompu les liaisons téléphoniques dans la zone. Cette opération visait à empêcher les échanges entre les présumés islamistes.

C’est donc une vaste et violente opération menée samedi par l’armée égyptienne visant à tenir sa promesse faite d’éradiquer la confrérie des Frères musulmans d’où est issu le Président déchu le 3 juillet dernier, Mohamed Morsi.