Judo : la Marocaine Asmaa Niang, une championne 5 étoiles

Asmaa Niang

La judokate marocaine Asmaa Niang a encore été impressionnante, lors de la 41ème édition du championnat d’Afrique à Antananarivo (Madagascar) où elle a remporté son cinquième titre continental, il y a quelques jours. La Lionne de l’Atlas continue de surprendre son monde, à chaque fois qu’elle monte sur le tatami.

Née d’un père d’origine sénégalaise et d’une mère Marocaine d’Oujda, Asmaa Niang (37 ans), a passé son enfance à Mohammedia, près de Casablanca, jusqu’à l’âge de 11 ans. « Depuis mes 6 ans, je ne rêve que de Jeux olympiques », raconte-t-elle. « Ça a commencé avec Atlanta (en 1996, ndlr) et je n’en ai pas raté, depuis. Je pensais que c’était un métier. À l’école, je dessinais tout le temps des anneaux. Je suivais surtout l’athlétisme. Je rêvais de faire un 100 mètres en finale olympique », a-t-elle déclaré.

Avec des rêves plein la tête et des étoiles plein les yeux, la petite Asmaa Niang commence sa pratique sportive par l’athlétisme, mais sans véritablement pouvoir se frayer un chemin. Asma Niang se tourne alors vers le handball et devient championne de France des U18 avec son club de Noisy-le-Grand. Elle a également été une femme sapeur-pompier de Paris, et effectue alors des études pour un brevet d’État d’éducateur sportif.

À 20 ans, Asma Niang embrasse une carrière de judokate, qui lui ouvre les portes de la gloire. Elle devient alors l’une des athlètes marocaines et africaines les plus redoutables de sa catégorie des moins de 70 kg (-70 kg), ces dernières années. Elle remporte cinq médailles d’or aux Championnats d’Afrique de judo en 2013, 2016, 2017, 2018 et 2020. Elle s’adjuge également la médaille d’or des Jeux panarabes de 2011. Aux Jeux olympiques d’été de 2016 à Rio de Janeiro, Asma Niang est éliminée au 1er tour par la Brésilienne Maria Portela.

« Au départ, rien ne me plaisait dans le judo, explique Asma, avec un sourire. Je détestais l’odeur du dojo. C’est surtout un entraîneur qui a su m’orienter dans ce sport et me dire que je pouvais y faire une belle carrière. Il m’a laissé entendre que c’était encore possible. Finalement, j’y ai cru et ça a marché », a-t-elle indiqué. À 37 ans, Asma Niang espère décrocher d’autres médailles prestigieuses, avant de quitter le tatami pour la nouvelle génération.