Injures raciales : Jean-Paul Guerlain récidive

Après ses propos tenus sur le plateau de France 2 sur les « nègres », Jean-Paul Guerlain fait l’objet d’une nouvelle polémique. Trois agents de la SNCF de la gare du Nord ont porté plainte pour injures raciales contre le parfumeur. Il leur aurait lancé : « La France est un pays de merde, c’est une boîte de merde et on n’est en plus servi que par des immigrés ! ».

Jean-Paul Guerlain remet le couvert. « La France est un pays de merde, c’est une boîte de merde et on n’est en plus servi que par des immigrés ! ». Tels sont les propos qu’il aurait proférés à l’encontre de trois agents de sécurité de la SNCF, deux noirs et une asiatique. Ces-derniers ont porté plainte contre le parfumeur pour injures raciales, a révélé France Info jeudi. Le dossier a été transmis au parquet de Paris.

Les faits remontent à fin février à la Gare du Nord, à Paris, selon la radio. En retard pour prendre un Eurostar, Jean-Paul Guerlain, en fauteuil roulant est aidé pour se déplacer par les trois agents de la compagnie ferroviaire. Ces-derniers tentent de lui expliquer qu’il ne pourra pas prendre place à bord du train mais aura la possibilité de prendre le suivant. Furieux, le parfumeur s’en prend aux trois employés.

« On n’est pas immigrés. On est aussi Français que ce monsieur-là »

Ces-derniers ont été profondément heurtés par ces propos d’autant plus que prononcés en public. Christofer, l’un d’entre eux s’est confié sur les ondes de France Info : « Je considère que ce sont des insultes. C’est humiliant quand même. Il y avait pas mal de voyageurs autour, a-t-il déploré. C’est choquant. Il y avait beaucoup de mépris. Ce n’était pas quelque chose d’agréable. Surtout quand on pense que, dans un premier temps, on était venus pour lui apporter notre aide. C’était méchant. » Et de préciser : « Nous, on n’est pas immigrés. On est aussi Français que ce monsieur-là ».

Un témoin de la scène a indiqué que le vieil homme voyageait avec un proche. Celui-ci lui aurait conseillé « de se taire, d’arrêter de dire n’importe quoi devant tout le monde alors que la première procédure n’est pas encore terminée ». Ce-dernier fait ainsi référence aux propos raciaux tenus par le parfumeur sur France 2, sur le plateau du journal télévisé d’Elise Lucet, le 15 octobre 2010. « Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin… », avait déclaré Jean-Paul-Guerlain. Des propos qu’il disait pourtant regretter lors de son audience du 9 février dernier devant le Tribunal correctionnel de Paris, indiquant « une imbécilité tout sauf raciste ! » et avoir voulu « faire rigoler la journaliste ».

Le procureur a réclamé une amende minimum de 7 500 euros. La décision doit être rendue le 29 mars. S’il est reconnu coupable, le célèbre parfumeur encourt une peine maximale de six mois de prison et 22 500 euros d’amende.

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