IBK contre Soumaïla Cissé : qui sera Président du Mali ?

Au terme de ce scrutin de ce dimanche 11 août de l’an 2013, l’un des deux candidats au second tour de la Présidentielle malienne, Ibrahim Boubacar Keïta ou Soumaïla Cissé, sera Président du Mali. Ils ont achevé une campagne électorale assez calme et sont tous deux confiants.

Fort de sa longueur d’avance acquise au premier tour de la Présidentielle disputé le 28 juillet, Ibrahima Boubacar Keïta qui avait eu 39,24% des voix, contre 19,44% pour Soumaïla Cissé, se dit plus que jamais confiant pour être le prochain Président du Mali. Il a d’ailleurs refusé le face-à-face télévisé du second tour pour « éviter de donner un coup de pouce médiatique » à son challenger, Cissé

En clair, IBK y croit. Arrivé devant au premier tour, il a reçu le soutien de la plupart des candidats éliminés, dont celui de Dramane Dembélé, le représentant de l’Adéma, principale force politique malienne, qui est arrivé en troisième position. Soumaîla Cissé de son côté, a tenté de remobiliser ceux qui s’étaient abstenus durant le premier tour.

Ancien ministre des Finances et ex-dirigeant de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest, Soumaïla Cissé, âgé de 63 ans, a méthodiquement sillonné le pays durant la campagne à la recherche de voix supplémentaires. Il aura promis de redresser l’économie, beaucoup d’emplois, des infrastructures, la redynamisation de l’école.

Ibrahim Boubacar Keïta, âgé de 68 ans, ancien Premier ministre de 1994 à 2000, a su incarner un charisme qui lui vaut sans doute d’être devant au premier tour de la Présidentielle. Il a su jouer avec la fibre nationaliste, ce qui lui a permis de convaincre beaucoup d’électeurs, aussi bien ceux de la capitale du Mali, Bamako, que ceux du nord (Touaregs) qui semblent lui vouer une confiance exemplaire, même s’ils sont minoritaires.

Chacun des deux protagonistes a usé de tous les moyens pour convaincre les électeurs. Au soir de ce dimanche 11 août, un vainqueur se dessinera. Qu’il soit IBK ou Soumaïla Cissé, le nouveau Président du Mali aura la lourde tâche de remettre sur les rails un pays complètement à genou. Tant de chantiers, que ce soit sur le plan économique ou social, en jouant notamment la carte de la réconciliation dans un pays meurtri après la prise du nord par les groupes armés.