Guinée : panique générale à Conakry

Les eaux guinéennes (Conakry)

Huit bateaux suspects se sont rapprochés des côtes guinéennes, semant la panique générale dans la capitale, Conakry, et ses environs.

En Guinée, un vent de panique a soufflé, ce jeudi 25 octobre 2018. En cause, des bateaux de pêche, au nombre de huit, appartenaient à une société de pêche artisanale chinoise, qui, dans une manœuvre de rapprocher leur collecte des revendeuses que les bateaux, se sont rapprochés des côtes. Ce qui  occasionné une panique de la population locale qui, aussitôt a cru à une invasion de rebelles. Pire, certains étaient convaincus que ces bateaux étaient là pour renverser le Président Alpha Condé.

Selon le ministère guinéen des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie maritime, ces bateaux, qui dans la nuit du 24 au 25 octobre, ont mouillé au large du port de Kassogna, dans la Préfecture de Coyah, pour débarquer leur prise, effectuaient une pêche illégale. D’autant que, insiste l’autorité, leur zone d’activité, Dubreka, était interdite  de toutes activités de pêche. Et le ministre Fréderic Loua de hausser le ton : « Nous allons procéder à  l’arraisonnement de ces  bateaux. Ces bateaux étrangers ne vont plus pêcher en Guinée ».

Alertées, les forces de défense guinéennes, qui se préparaient à une riposte à la mesure de l’attaque, se sont déployées dans les zones névralgiques du pays. Sauf que c’était une fausse alerte, comme l’indique un communiqué du ministère, qui a révélé « la présence de six (06) navires de pêche artisanale avancés, dont trois (03) avaient débarqué déjà leur contenu dans un camion frigo qui a été immédiatement arraisonné (…). Deux (02) des huit (08) navires en rade ».