Ghana : des efforts à faire malgré un taux de scolarisation élevé

Le budget que consacre le Ghana à l’éducation est proportionnellement bien plus important que celui du Royaume-Uni. Cependant, certains enfants ont encore du mal à emprunter le chemin de l’école à cause de la pauvreté.

Avec une population estimée à 26 millions d’habitants dont les 2/3 opèrent dans le secteur agricole, le Ghana est résolument tourné vers l’autonomisation. La scolarisation primaire universelle a été déclarée, il y a une quinzaine d’années, comme étant l’un des objectifs majeurs de l’ONU. Le Ghana n’a pas manqué de s’inscrire dans cette dynamique, ce qui lui a permis de se positionner aujourd’hui comme l’un des pays ayant le taux le plus élevé d’enfants scolarisés en Afrique.

Un taux de scolarisation exceptionnel

Alors que le taux de scolarisation sur le plan mondial est en hausse depuis le début du nouveau millénaire, l’Afrique subsaharienne traîne encore les pieds. Un cinquième des enfants âgés entre 6 et 11 ans sont en effet exclus de la scolarité, selon l’UNESCO. Dans ce contexte, le Ghana fait office de bon élève, affichant 90% de taux de scolarisation chez les enfants, contre 64% au Nigeria et même 72% au Pakistan lorsqu’on étend la comparaison au-delà du continent africain.

Le droit à l’éducation est également une obligation au Ghana, durant 8 ans : deux années en maternelle et six au primaire. Cela explique donc le fort taux de scolarisation des enfants ghanéens âgés de 4 à 12 ans. Le pays alloue aussi 8% de son PIB à l’éducation, ce qui est largement supérieur aux 6% demandés par l’ONU et aux 6,5% pratiqués par exemple au Royaume-Uni.

La pauvreté: l’obstacle à surmonter pour faire encore mieux

Malgré ces chiffres plutôt flatteurs, tout n’est pas rose pour autant, car de nombreux enfants n’empruntent pas le chemin de l’école. La raison principale reste la pauvreté. Sur cette problématique, Cecilia, une jeune Ghanéenne interrogée par The Guardian déclarait à propos de son jeune frère : « Il n’y a pas d’argent pour l’envoyer à l’école en ce moment. J’ignore s’il en aura l’occasion quand j’aurais fini d’étudier, mais pour l’heure, il doit rester à la maison ».  Il arrive en outre que certains parents n’aient pas les moyens d’acheter les fournitures scolaires à leurs enfants. Ces derniers n’ont alors pas d’autre choix que d’aider leur famille pour les activités agricoles au détriment de leur scolarité.

De nombreux organismes caritatifs internationaux comme ActionAid agissent cependant activement pour que les enfants issus des catégories sociales les moins favorisées aillent à l’école.