Gabon : un vieil homme de 78 ans écope de la prison à vie pour crime passionnel

Edouard Mabounda, 78 ans a écopé de la prison à vie jeudi à Libreville, lors d’une session criminelle, pour avoir tué en 2011 à coups de machette, sa compagne Flavienne Obone Nguéma, qu’il soupçonnait d’entretenir une relation amoureuse avec un autre homme.

«Elle m’a dit qu’elle me fera boire le liquide issu de ses rapports sexuels avec son copain, mais elle ne l’avait pas fait, et je ne l’avais jamais prise en flagrant délit. Elle ne voulait plus qu’on partage le même lit. Elle ne voulait plus me sentir» a déclaré le meurtrier tentant de justifier son acte odieux devant les juges.

C’est donc la jalousie et la colère qui ont amené cet homme de 78 ans à ôter la vie à sa compagne avec qui il a passé plus de 30 ans de vie commune. La sentence des juges a été implacable. Le vieux Mabounda passera le reste de sa vie en prison, où sans nul doute, il devra comprendre un jour qu’aucun homme n’est propriétaire de la vie de sa femme et qu’il vaut mieux se séparer lors que la vie en commun devient une source d’ennuis perpétuels.

«Vous n’avez jamais trouvé Obone avec un homme dans votre maison ou ailleurs. Même si c’était le cas, vous n’avez pas le droit de l’effacer de la vie. Quand ça ne va plus au sein du couple, on se sépare», avait d’ailleurs rappelé le premier président de la Cour d’Appel de Libreville, Edouard Ogandaga.

L’avocat de la défense a tenté de plaider pour son client devant les juges. Il a évoqué les circonstances atténuantes, notamment l’âge du meurtrier et le contexte du crime. Mais la Cour a estimé qu’il y avait préméditation, puis que M. Mabounda était entré dans la cuisine, où se trouvait sa femme à l’aube, une machette dissimulée au dos, avant de refroidir sa victime comme un simple animal.

Le drame a eu lieu en juin 2011, au village Ayémé, dans le département de Komo-Mondah. La dispute qui a entraîné le meurtre ce jour avait débuté après une veillée mortuaire. L’homme était jaloux et voulait des explications sur le comportement selon lui incompréhensible de sa compagne. Mais devant le mutisme de cette dernière, le vieil homme a utilisé l’arme blanche et a commis l’imparable.