Gabon : mouvement d’humeur au ministère des Affaires étrangères

Les agents du ministère des Affaires étrangères observent un mouvement d’humeur de revendication depuis jeudi matin.

(De notre correspondant à Libreville)

Le personnel du ministère des Affaires étrangères est entré en grève d’avertissement depuis jeudi matin à Libreville. Selon Zué Mba Francis, président du syndicat des agents de ce ministère, les syndiqués réclament notamment de meilleures conditions de travail, la réhabilitation des bureaux et des sanitaires, la réparation du système
central de climatisation de l’immeuble et la revalorisation de la prime d’incitation à la performance (PIP) proposée aux agents de ce
ministère.

« Nous travaillons dans un ministère de développement et non dans un ministère de service. Nous trouvons donc injuste qu’on nous attribue une PIP qui correspond à celle des agents des ministères de service », a clamé un gréviste, soutenant que leur ministère est au service de la diplomatie de développement. Outre ces points soulevés, les syndicalistes souhaitent également la mise en place au sein de leur ministère de programmes de renforcement des capacités des agents, afin de leur permettre de s’adapter aux nouvelles réalités de l’administration moderne. Sans oublier le paiement de la prime de servitudes diplomatiques et la reprise de la circulation des bus de transport des personnels.

Le secrétaire général de ce ministère, Henri Bekallé Akwé, tout en reconnaissant la légitimité des revendications des grévistes, a invité
les uns et les autres à mettre un peu d’eau dans leur vie, afin d’apaiser le climat qui prévaut actuellement au sein du ministère des Affaires étrangères. « Nous sommes en négociations avec les agents et le ministre de tutelle tient à ce que des solutions soient rapidement
apportées aux problèmes posés par les syndicalistes. Les négociations
sont en cours depuis le mois d’avril », a déclaré le SG du ministère.

Les syndicalistes ont reconnus les efforts faits par leurs responsables hiérarchiques pour désamorcer la crise, mais souhaitent qu’un coup d’accélérateur soit mis dans le processus de résolution des problèmes posés. « Nous avons l’impression que les choses piétinent »,
ont lancé les agents, visiblement en colère.