Gabon : « Mon père Oliver N’Goma était un homme humble et très professionnel »


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Olivier N'Goma
Olivier N'Goma

Le 7 juin 2010, l’Afrozoukeur Oliver N’Goma décédait des suites d’une insuffisance rénale, à Libreville, au Gabon. Onze ans après son décès, que peut-on retenir de lui, quel héritage musical a-t-il légué ?… AFRIK.COM est allé à la rencontre du fils du chanteur, N’Goma Lionel.

Partagé entre tristesse et nostalgie, onze ans après le décès d’Oliver N’Goma, son fils Lionel ne garde que de beaux souvenirs du crooner de l’Afrozoukeur. Ce 7 juin, le cadet de la fratrie N’Goma partage ses souvenirs et les confidences de l’un des fondateurs de l’Afrozouk. Entretien.

AFRIK.COM : Ce 7 juin l’Afrique se souviendra de l’un des créateurs de l’Afro zouk, en tant que fils d’Oliver N’Goma, que vous dit ce jour mémorable ?

N’Goma Lionel : C’est un honneur pour notre famille à l’occasion du 11e anniversaire du décès de notre père. Nous sommes honorés de savoir que le continent accorde une place de choix à notre père, grâce à ses compositions. Personnellement,  je suis toujours triste, 11 ans après le décès d’Oliver N’Goma. Je me souviens encore de nos moments en famille, entre père et fils.

Quels souvenirs gardez-vous encore de lui ?

Mon père Oliver N’Goma était un homme humble, très professionnel et respectueux. Il réalisait ses œuvres avec rigueur et passion. Aujourd’hui, je me sens très fier de la personne qu’il a été de son vivant et un peu triste de son absence. Il n’était pas dans le showbiz. Oliver N’Goma était un homme de valeurs morales, une référence dans sa communauté. Il était un homme résilient qui acceptait son semblable avec toutes ses qualités et ses défauts. Je me rappelle que mon père n’aimait pas que la musique, il était aussi un fervent passionné de basket.

De son vivant, Oliver N’Goma a chanté l’amour, la paix, le vivre-ensemble… 11 ans après son départ, pouvons-nous dire que l’Afrique a su capitaliser son héritage musical ?

Su le plan continental, l’impact de son message est assez mitigé du fait qu’il chantait Lumbu (langué parlée au Gabon). De ce fait, il n’est pas assez aisé de comprendre son combat à travers la musique. Cependant, je note que sa musique reste présente sur le continent. Cela s’explique notamment par le sens de créativité et d’imagination qui caractérise ses œuvres. 11 ans après son départ, plusieurs de ces tubes dont Bané, Adia, Alphonsiné, Ngé, Icole… sont joués dans des soirées festives dans plusieurs pays d’Afrique, d’Europe et même d’Amérique. 11 ans après son décès, je suis fier de voir que sa musique traverse les générations. Plusieurs musiciens d’Afrique et des Antilles s’inspirent de sa musique. C’est un motif de fierté pour la famille.

Y a-t-il un artiste qui vous rappelle votre père ou qui semble entretenir la relève ?

C’est tout fraîchement que son fils, NO J, de son vrai nom Brice Olivier Jr N’Goma, dont je suis le manager, a repris le relais. J’ai confiance qu’il fera de belles choses pour assurer la relève de mon père.
Quel message véhiculait votre père à travers ses chansons ?
Dans ses chansons, mon père véhiculait beaucoup de messages. Par exemple, dans la chanson « Adia », c’est un message d’amour qui était au cœur de ce tube. Alors que la chanson « Bane » parlait un peu de l’éducation.
Avez-vous un message ou un appel à lancer ?
juste dire à ses fans de patienter, sous peu, ils auront l’occasion de revivre l’art de mon père qui n’est pas terminé et qui va se perpétuer à travers son fils NO J.

Au niveau national, comment célèbre-t-on Oliver N’Goma au Gabon, plusieurs années après sa mort ?

C’est assez complexe. Je sais qu’il y a des émissions dédiées à lui rendre hommage sur les chaînes locales. Mais en termes d’évènements officiels, je n’en ai jamais vu à ma connaissance.

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