Gabon : Jean Ping et Ali Bongo au… second tour

Au Gabon, la page des élections validées par la Cour constitutionnelle qui a donné Ali Bongo vainqueur n’est toujours pas tournée. L’occasion de la journée nationale de recueillement a été saisie par Jean Ping et Ali Bongo pour jouer les prolongations du scrutin.

Le Gabon a célébré la journée nationale de recueillement, ce jeudi 6 octobre 2016. L’occasion pour l’opposant-candidat arrivé en deuxième position lors de la dernière Présidentielle, Jean Ping, de lancer un appel en direction de la population gabonaise demandant à ses supporters à rester chez eux. De son côté, Ali Bongo appelé les Gabonais à circuler librement.

Pour Jean Ping, les Gabonais devaient rester chez eux afin de témoigner leur solidarité aux victimes des violences qui ont fait suite à l’annonce de la victoire du Président sortant, Ali Bongo Ondimba. Sans attendre, le chef de l’Etat réélu du Gabon a, pour sa part, exhorté les Gabonais à vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Quant au porte-parole du gouvernement gabonais, Alain-Claude Bilie By Nze, il n’a pas manqué de dénoncer « un second tour dans la rue ». Mieux, M. Bilie By Nze a appelé l’opposition à prendre part au dialogue politique proposé par le pouvoir.

Officiellement, quatre personnes sont mortes au cours des violences post-électorales qui ont frappé le Gabon suite à l’annonce de la victoire d’Ali Bongo. Un chiffre contesté par l’opposition qui avance une fourchette de 50 à 100 morts. Ce méli-mélo a poussé pouvoir comme opposition à saisir la Cour pénale internationale afin qu’elle situe les responsabilités des troubles post-électoraux dans ce pays d’Afrique Centrale.