Gabon : grogne à la mairie centrale de Libreville

Les agents de la mairie centrale de Libreville observent un nouveau mouvement d’humeur depuis mercredi dernier. Tous les services de l’hôtel de ville se trouvent paralysés, alors que la direction de l’institution tente de calmer la situation en invitant les grévistes à la patience. Des retards de salaires

Notre correspondant au Gabon

Les agents municipaux en grève dénoncent l’irrégularité dans le paiement de leurs salaires depuis le mois de février et réclament, entre autres, l’augmentation des primes de logement, de transport, puis le payement de leur dette vis-à-vis de la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Mais ce qui fâche surtout les agents municipaux, c’est qu’ils sont toujours dans l’attente, jusqu’à ce jour, de leurs salaires du mois de mars. Et selon des sources bien informées, deux d’entre eux qui souffraient de maladies courantes sont morts depuis le début de ce mois, faute de moyens financiers pour s’acheter des médicaments.

«Nous demandons l’intervention du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba et l’ouverture des négociations. Cette situation dure déjà trop. Nous avons déjà perdu 2 collègues et nul ne sait ce que nous réservent les prochains jours», a déclaré ce jeudi à la presse Alexandre Nziengui, l’un des responsables du syndicat des agents municipaux.

Guy François Mounguengui Koumba, responsable de la communication à l’hôtel de ville de Libreville, qui a appelé les agents ce matin à la patience, a concédé l’existence du problème de retard de paiement de salaires. Il a expliqué que cette situation qui ne date que de 2 mensualités est due au retard pris dans la mise en place par l’Etat du budget 2010. Il a rassuré par ailleurs que les salaires des agents seront disponibles avant la fin de cette semaine.

Rappelons que la mairie centrale de Libreville reçoit de l’Etat une subvention annuelle estimée à 15 milliards de francs CFA. Et, selon des sources vérifiées, près de 10 milliards de cette enveloppe sont consacrés au paiement des salaires des agents.