Gabon : des membres du gouvernement Mba Obame sanctionnés

Sur décision du ministre gabonais de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, Séraphin Moundounga, trois enseignants membres du gouvernement parallèle formé par André Mba Obame le 25 janvier dernier ont été exclus de l’université Omar Bongo (UOB).

De notre correspondant

Raphael Bandega Lendoye, Premier ministre, John Nambo, ministre de l’intérieur et de la décentralisation et Roland Rodrigue Moutoumbi Ziengui, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique du gouvernement parallèle d’André Mba Obame, ont été renvoyés de l’UOB.

«Suite à la décision prise à votre encontre par le gouvernement de la République, dans un communiqué en date du 25 janvier, je viens par la présente vous informer que vous êtes suspendus de toute activité pédagogique et recherche au sein de l’Université Omar Bongo jusqu’à nouvel ordre», peut-on lire sur une note envoyée le 4 mars dernier aux intéressés par le recteur de l’UOB.

Après la sortie de Mba Obame et de ses associés des locaux du PNUD-Gabon, l’on croyait sur place que le gouvernement avait choisi de jouer la carte de l’apaisement, interpelé par la société civile et peut-être même par les émissaires de Ban Ki-Moon qui ont séjourné à Libreville quelques jours avant « le déménagement’’ des cadres de l’ex-Union Nationale. Mais malheureusement, la situation se complique chaque jour davantage pour ces leaders politiques, et les risques d’une nouvelle crise socio-politique deviennent de plus en plus palpables.

Les forces de l’ordre à pied d’œuvre

La semaine dernière, plusieurs anciens locataires du PNUD-Gabon et membres du gouvernement parallèle ont été interpelés par les forces de l’ordre fidèles au président Ali Bongo Ondimba. Ils devraient incessamment être de nouveau convoqués par les services de renseignements et de recherche de l’armée gabonaise.

Le procès des militants de l’ex-Union nationale a été renvoyé une fois de plus la semaine dernière pour une date ultérieure. L’affaire a été transférée à la Cour d’appel de Libreville, avant son jugement au tribunal correctionnel. Ils sont accusés de trouble à l’ordre public, destructions des biens d’autrui et pour coup et blessures volontaires.

Pour ce qui est des élus de l’ex-Union nationale, dissoute, la cour constitutionnelle dans un avis publié le 28 février dernier a décidé que ces derniers conserveront leurs mandats, à titre individuel. Dans ce sens, ils continueront à siéger à l’assemblée nationale, au sénat et dans les conseils municipaux et départementaux.