France : arrestation de migrants tunisiens


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Plusieurs dizaines de Tunisiens, réfugiés au parc de la Villette à Paris, ont été interpellés mercredi soir par les forces de l’ordre pour « infraction à la législation sur le séjour ». A Marseille, une opération similaire a eu lieu dans un square non loin de la gare où une quinzaine de clandestins tunisiens ont été arrêtés.

La plupart d’entre eux arrivaient d’Italie. Des migrants tunisiens ont été interpellés à Paris aux environs de 21h, alors qu’un repas chaud était en cours de distribution par la Croix-Rouge. Selon Omeyya Seddik, l’administrateur de la Fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), entre 100 et 200 jeunes migrants étaient présents. A la fin de leur repas, la police a procédé aux arrestations pour « infraction à la législation sur le séjour ».

Omeyya Seddik a affirmé que d’autres d’interpellations avaient été simultanément menées à Jaurès, Stalingrad et Pantin. Ce soir-là, les forces de l’ordre de Marseille arrêtaient également une quinzaine de clandestins réunis dans un square près de la gare centrale. La préfecture de police a confirmé les arrestations sans donner de chiffres.

Une opération a déjà eu lieu mardi soir, au cours de laquelle une soixantaine de Tunisiens ont été placées en garde à vue à Paris et à Pantin, a indiqué la préfecture. La plupart de ces Tunisiens font l’objet d’arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière. Selon la préfecture, l’objectif serait de « contrôler toutes ces personnes arrivées en masse, d’établir un diagnostic de la situation de chacun et de traiter au cas par cas leur situation. »

L’Etat doit « cesser ces opérations de police », selon le maire de Paris

Selon la mairie de Paris, pas moins de 200 immigrés tunisiens se trouvent en ce moment dans la capitale dans un état de « grande précarité ». Bertrand Delanoë a invité l’Europe, et tout particulièrement la France, à faire preuve « d’humanité et de dignité ». Mercredi, le maire de Paris a jugé ces interpellations « choquantes » et a demandé à l’Etat de « cesser ces opérations de police »

Le ministre de l’intérieur Claude Guéant lui a répondu par écrit que « ce n’était pas à l’Etat de pourvoir au séjour de ces Tunisiens, qui devraient, en vertu des accords internationaux et de la loi, disposer de ressources suffisantes pour assumer leurs frais de séjour. »

« On est vraiment scandalisés par ces méthodes », a déclaré M. Seddik, affirmant que la FTCR allait « agir demain et interpeller les autorités ». L’association a organisé ce mercredi un rassemblement à son siège parisien, rue de Nantes.

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