Face aux rumeurs, Kinshasa défend sa politique salariale


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Face aux rumeurs, Kinshasa défend sa politique salariale
Kinshasa défend sa politique salariale - photo illustrative

Le gouvernement congolais est monté au créneau pour démentir les informations faisant état d’une prétendue volonté de réduire les salaires des agents de la Direction générale des impôts (DGI). Dans une mise au point officielle, le ministère du Budget assure que la politique salariale en vigueur privilégie plutôt l’amélioration progressive des revenus des agents les moins rémunérés.

La Vice-Primature, ministère du Budget de la République démocratique du Congo, a rejeté les rumeurs qui attribuent au Vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, un projet de réduction des salaires des agents de la Direction générale des impôts (DGI).

Dans un communiqué publié mardi, le ministère qualifie ces informations de « dénuées de tout fondement » et affirme qu’elles ne reflètent ni les déclarations ni la position du responsable gouvernemental. Il rappelle également que le ministre du Budget ne dispose pas du pouvoir de modifier seul la politique salariale de la fonction publique.

A l’en croire, toute évolution en la matière relève d’une décision collégiale du gouvernement, conformément aux dispositions légales et budgétaires prévues par la loi de finances adoptée par le Parlement.

Une réforme axée sur la réduction des inégalités

Le ministère revient également sur les différentes prises de parole d’Adolphe Muzito afin de clarifier la ligne défendue par l’exécutif. Lors d’un panel organisé le 28 avril 2026 sur le financement de la gratuité de l’enseignement public, le Vice-Premier ministre avait expliqué que la réforme salariale envisagée vise à réduire les écarts entre les rémunérations les plus faibles et les plus élevées.

L’objectif, selon le communiqué, est d’augmenter progressivement les salaires des agents les moins rémunérés pour les porter à un niveau compris entre 500 et 1 000 dollars américains, tandis que les rémunérations les plus élevées seraient plafonnées, sans pour autant être diminuées.

Cette orientation a été réaffirmée lors d’une récente conférence organisée par la Commission ECOFIN de l’Assemblée nationale. À cette occasion, Adolphe Muzito avait insisté sur le fait que la priorité du gouvernement, conformément aux instructions du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, demeure l’amélioration des conditions salariales des agents les moins gradés avant toute revalorisation des émoluments des hauts responsables de l’État.

Par ailleurs, le ministère souligne que la réforme salariale poursuivie par le gouvernement ne prévoit en aucun cas une baisse des salaires des fonctionnaires, mais s’inscrit dans une logique de réduction des inégalités de rémunération au sein de l’administration publique.

Casimir Vodjo Kpenou
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Vodjo Kpenou Casimir est un journaliste béninois basé à Cotonou, titulaire d'une licence en journalisme de l'Institut Universitaire Panafricain de Porto-Novo (2019). Il a forgé son expérience dans des rédactions web africaines. Engagé dans la lutte contre la désinformation, il est membre actif de l'African Fact-Checking Alliance et contributeur au réseau Wikipédia pour l'Afrique francophone.
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