Exclusif UACO 2013 : un « Nouvel Elan » pour l’Union de la Presse Francophone

Le Président International de l'UPF Abdelmounaïm Dilami

Fortement représentée aux Universités Africaines de la Communication de Ouagadougou, qui viennent de s’achever samedi 23 novembre 2013, l’Union de la Presse Francophone vient de renouveler en profondeur ses structures lors de son Assemblée générale internationale de Casablanca, le 9 novembre dernier… Interview croisée d’Abdelmounaïm DILAMI, Président international de l’UPF et de Jean KOUCHNER, nouveau Secrétaire général international.

Fortement représentée aux Universités Africaines de la Communication de Ouagadougou, qui viennent de s’achever samedi 23 novembre 2013, l’Union de la Presse Francophone (UPF) vient de renouveler en profondeur ses structures lors de son Assemblée générale internationale de Casablanca, le 9 novembre dernier… Interview croisée d’Abdelmounaïm DILAMI, Président international de l’UPF et de Jean KOUCHNER, nouveau Secrétaire général international.

Afrik.com : « L’Union de la Presse Francophone (UPF) a été relancée et d’une certaine manière « refondée » à Casablanca, le 9 novembre dernier. Concrètement, qu’est-ce-qui change? »

Jean Kouchner : « D’abord et avant tout, le mode de fonctionement de l’UPF, qui était très vertical. Maintenant ce sera la transparence dans l’organisation et la gestion, avec un développement de la vie des sections nationales. Avec bien entendu des initiatives internationales, mais conçues et menées dans la transparence vis-à-vis de tous les membres de l’Union.

Le Président International de l'UPF Abdelmounaïm Dilami

Abdelmounaïm Dilami : »Nous avons le souhait très vif que l’Association devienne plus professionnelle, avec une implication directe pour aider les journalistes francophones dans le monde entier à traverser l’époque de mutation en cours. Le métier, les pratiques, les technologies changent, l’UPF doit être un appui pour que tous ses membres puissent mieux anticiper les évolutions et en profiter pour faire de mieux en mieux leur travail de journalistes.

Afrik.com : « Mais en pratique quels nouveaux outils seront mis en place? »

Jean Kouchner : « Il faut que l’information circule entre tous les membres de l’UPF, afin de favoriser le partage des informations de manière rapide et transversale. Nous allons nous doter très vite d’un nouveau site Internet qui a vocation a être un centre de ressources pour les journalistes. Et nous allons prendre des initiatives qui montreront à tous que l’UPF est utile et constitue un appui professionnel sûr. L’UPF n’est pas une assemblée de notables c’est une Association professionnelle, et donc elle doit être en mesure de répondre aux interrogations ou aux doutes de ses membres.

Le Secrétaire général international de l'UPF, Jean Kouchner, aux UACO 2013 à Ouagadougou

Afrik.com : « Ici même au Burkina comment les choses se passent-elles? »

Jean Kouchner : « C’est un très bon exemple : nous avons eu une réunion passionnante avec les confrères Burkinabè, dont la section est présidée par Edouard Ouedraogo : ils étaient venus nombreux, certains de Bobo Dioulasso, ils ont exprimé leurs attentes, ils ont expliqué qu’ils attendaient depuis longtemps une telle évolution de l’UPF. Certains ont regretté l’absence de transparence sur le fonctionnement qui prévalait jusque là et nous nous sommes engager à changer radicalement les choses sur ce point.
Lors des Universités africaines de la Communication, il a été beaucoup question d’éthique : que va faire l’UPF dans ce domaine? A nous de répondre à leurs attentes et à proposer des moyens mis en commun pour tous les membres.

Abdelmounaïm Dilami : « l’UPF n’est plus une Amicale, c’est une véritable organisation professionnelle et sa finalité est donc d’enrichir professionnellement l’exercice du métier de journaliste par ses membres. Dans certains pays du Nord, les journalistes n’en ressentent pas le besoin, mais ils ont tort, et à tout le moins, ils peuvent contribuer à aider leurs confrères. Il faut que nous profitions de notre organisation collective pour mutualiser nos expériences et faire bénéficier ceux qui en ont besoin des acquis des autres. »

Afrik.com : « Concernant les cotisations, comment les choses se passent-elles? »

Jean Kouchner : « C’est un sujet important pour la transparence internationale de l’Association. Nous avons fait avaliser par l’Assemblée générale internationale de Casablanca le montant précis des cotisations, qui sont modulées en fonction des capacités contributives des différentes zones géographiques. Le montant de la cotisation à l’Union internationale a été harmonisée, c’est 15 € par an pour les membres des sections africaines, qui peuvent bien évidemment y ajouter une cotisation complémentaire pour leurs activités nationales. »

Afrik.com : « Comment s’est passé le départ de Georges Gros, qui était resté Secrétaire général international depuis plus de 40 ans? »

Abdelmounaïm Dilami : « C’était une étape annoncée et nécessaire. Georges Gros a été Secrétaire général international de l’UPF pendant 40 ans, il avait lui-même compris qu’il était temps d’assurer la relève. J’avais eu une discussion approfondie avec lui sur cette question et il savait qu’il fallait qu’il passe la main. Après quatre décennies, nous vivions une forme de crise de crédibilité et d’adhésion, d’où l’élection d’un nouveau Bureau, et l’arrivée d’un nouveau Secrétaire général international, Jean Kouchner. Avec comme programme de développer une nouvelle philosophie d’action pour l’UPF, en insufflant un nouvel élan qui se fera sentir dans toutes les sections nationales, j’en suis sûr. »