Etape 6 : Schnell encore trop vite

Les coureurs ont eu du mal à remettre les machines en marche, après la journée de repos, et il a fallut attendre les vingt derniers kilomètres pour voir le peloton s’éveiller. Le Français Mickaël Schnell remporte sa deuxième étape lors d’un sprint massif et Jérémie Ouédraogo renforce son maillot jaune grâce aux bonifications.

Pour une journée de reprise, le peloton du Tour a manqué de dynamisme sur la route de Manga. La stratégie appliquée par les trois formations burkinabè pour contenir les rivaux camerounais et consolider le maillot jaune de Jérémie Ouedraogo a fonctionné à merveille. Les Alsaciens de l’équipe Franç’or, qui n’ont pas de réelles ambitions au classement général, ont remporté leur troisième victoire d’étape, la deuxième pour Mickaël Schnell.

Une seconde d’avance pour Ouedraogo

L’animation de la course se résume dans les quinze premiers kilomètres à une attaque insignifiante du Camerounais Teguimaha, qui ne passe que deux kilomètres à l’avant-garde du peloton, avec une centaine de mètres d’avance. L’enjeu du sprint intermédiaire de Koubri (km 19) réveille en partie les habitués des « points chauds », les Burkinabè ayant concocté un plan redoutable au service de leur leader, porteur du maillot jaune. En passant sur la ligne en 3ème position, derrière Marien (Belgique) et Amann (France), Jérémie Ouedraogo empoche une seconde supplémentaire de bonifications et se détache ainsi de ses deux poursuivants au classement général, Rouamba (Burkina) et Tega (Cameroun), postés dans la même seconde au départ de l’étape.

Après avoir récupéré Karel Pattyn (Belgique), auteur d’une courte tentative d’échappée au kilomètre 24, le peloton se présente dans le même état d’esprit au deuxième sprint intermédiaire, où J.Ouedraogo poursuit son grappillage. Deuxième derrière Marien, il a maintenant deux secondes d’avance au classement général virtuel sur son capitaine vénéré Saïdou Rouamba, qui a également empoché un point et une seconde. Heureusement que Gunter Cuylits (Belgique) fait des efforts pour tenir les suiveurs en éveil. Avec Tekou Foukou (Cameroun), Sanda (Cameroun) et Tailland (France), ou avec A.Thiam (Sénégal), le maillot rose attaque à tout va, sans jamais prendre plus d’une centaine de mètres d’avance. Car les sprints intermédiaires, cochés sur l’agenda du jour de l’armada burkinabè, se suivent et se ressemblent. Au km 62, J.Ouedraogo s’empare des trois points et des trois secondes de bonifications.

Doublé pour Schnell

Les initiatives les plus crédibles du jour se déclenchent dans les vingt derniers kilomètres, où un petit groupe de six coureurs accélère, mais se retrouve condamné par la présence de l’ex-maillot jaune Martinien Tega (Cameroun). A moins de dix kilomètres, une brochette de coureurs tout aussi menaçante pour le maillot jaune, puisque Tega, mais aussi Pattyn, en font partie, lâche le peloton. Il est naturellement hors de question pour les Burkinabè de laisser cette échappée s’organiser : l’équipe Sofitex s’emploie pour fondre sur eux. A 3 km de la ligne d’arrivée, la jonction est effectuée, bien que Pattyn (Belgique), avec Goulard (France) et Wolf (FRA) aient gardé un avantage d’une centaine de mètres. Le trio, qui devient un carré avec l’arrivée de Jacinto (Angola), ne manque pas d’allure, mais le peloton l’a gardé en ligne de mire : ils sont repris à environ deux cent mètres de la ligne. Schnell s’impose dans un sprint massif mouvementé et remporte un deuxième succès au Burkina.