Egypte : la commission révise la Constitution, 3 morts dans le Sinaï

Alors qu’a eu lieu ce dimanche la première réunion relative à la révision de la Constitution, trois soldats ont perdu, dans un même temps, la vie dans le Sinaï.

Le président égyptien par intérim, Adly Mansour, a annoncé ce dimanche la tenue de la première session de révision de la Constitution. Ce dernier a permis d’étudier les amendements au texte introduit par le chef d’Etat destitué Mohamed Morsi. Ce sont quatre professeurs d’université et six magistrats nommés samedi qui expertisent la Constitution adoptée par référendum en décembre 2012 avec 64% des voix, mais avec seulement 33% de participation.

Cette nouvelle commission dispose de 30 jours pour étudier les amendements avant qu’elles ne soient présentées à une assemblée de 50 personnalités issues de divers domaines. La Constitution doit être présentée au président par intérim dans 60 jours qui devra également fixé la date d’un référendum constitutionnel dans les 30 jours.

Les Frères musulmans, quant à eux, continuent de clamer au retour au pouvoir de Mohamed Morsi. Ils demandent à l’armée « de respecter la volonté du peuple » en revenant à une « légitimité constitutionnelle, avec la Constitution, le président et le Parlement ». Ils souhaitent que Morsi mène « l’initiative de réformes qu’il s’est engagé à mener selon la Constitution décidée par le peuple ». C’est en respectant ces conditions que « toutes les forces politiques et nationales se rencontreront pour un dialogue sans limites » sur l’avenir du pays, rapporte l’AFP.

Tuerie dans le Sinaï

Pendant ce temps, le sang continue de couler dans le Sinaï. Deux soldats et un policier ont été tués dimanche, ce qui ramène à 18 le nombre d’agents des forces de l’ordre morts dans la péninsule limitrophe d’Israël et de la bande de Gaza. La presse locale fait état de groupes armés islamistes pro-Morsi implantés dans la région.

D’autres villes ne sont pas en reste comme à Mansoura où trois manifestants pro-Morsi ont été tués. Au total, plus de 100 manifestants ont perdu la vie depuis le « coup d’Etat militaire » du mercredi 3 juillet.

C’est dans un contexte tendu que le Premier ministre par intérim, Hazem Beblawi, a dû tenir une première réunion portant essentiellement sur la sécurité et l’économie.