Egypte : assaut des forces de sécurité contre les pro-Morsi, 120 morts et 4 500 blessés

Selon les Frères musulmans, au moins 70 personnes ont été tuées ce samedi après une intervention des forces de sécurité égyptiennes, lors d’un rassemblement au Caire des partisans de Mohamed Morsi. La télévision qatari al-Jazeera parle de 120 morts.

Le Caire s’est transformé en véritable boucherie ! Selon les Frères musulmans, au moins 70 personnes ont péri ce samedi, après une intervention des forces de sécurité, lors d’un rassemblement des partisans de Mohamed Morsi au Caire, qui réclament son retour au pouvoir. Un précédent bilan faisait état de 31 morts. De son côté, l’antenne égyptienne de la chaîne de télévision qatari, al-Jazeera, évoque le nombre de 120 tués et de 4 500 blessés. La télévision a montré des unités de secours tentant désespérément de ranimer des blessés, dans un hôpital de fortune, près de la mosquée Raba al Adaouiya, au nord du Caire, rapporte Le Figaro.

Tués délibérément?

Les forces de sécurité auraient-elles délibérément tiré sur les manifestants dans le but de les tuer? C’est en tout cas ce qu’avance Gehad El Haddad, le porte-parole des Frères musulmans : « Ils ne tirent pas pour blesser, ils tirent pour tuer ». Selon lui, « les blessés par balles ont été atteints à la tête ou à la poitrine », soulignant que 175 personnes ont été blessées par des tirs. Au départ, les forces de sécurité ont lancé des grenades lacrymogènes sur les protestataires vers 3 heures du matin, avant d’ouvrir le feu avec des balles réelles, a précisé le porte-parole des Frères musulmans.

Cinq jours après le renversement de Mohamed Morsi par l’armée, une cinquantaine de ses partisans avaient été tués par des tirs des forces de sécurité, près de la caserne de la Garde républicaine. La bilan s’alourdit donc depuis la destitution de Morsi, le 3 juillet dernier. Plus de 200 morts au moins ont été enregistrés dans des affrontements entre ses partisans et ses opposants.

avec l’ultimatum donné par l’armée pour faire revenir l’ordre qui expire aujourd’hui, il y a de quoi redouter le pire en Egypte.