Ecobank s’engage pour la réduction de la pauvreté en Afrique

Ecobank Transnational Incorporated (ETI), la maison-mère du Groupe Ecobank s’est engagée, dimanche à Bamako, à participer à la réduction de la pauvreté en Afrique grâce à la mobilisation de 300 millions de dollars US sur le marché des capitaux et le renforcement de ses capacités en microfinance.

Cette décision a été prise par le président du Groupe, Mandé Sidibé, à l’issue d’un conseil d’administration en prélude à l’Assemblée générale ordinaire du Groupe prévue fin mars 2007.

« Ecobank pense aux actionnaires et aux populations africaines en restant ouverte à toutes les catégories sociprofessionnelles », a déclaré M. Sidibé, rappelant que son institution est active dans l’habitat, le financement de l’équipement domestique, la facilitation des échanges et le social.

M. Sidibé a soutenu que l’alliance de Ecobank avec ACCION International, la première institution mondiale de micro-crédit, vise à contribuer à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Les OMD, rappelle-t-on, militent pour une réduction de moitié du taux de pauvreté à travers la Planète d’ici à l’an 2015, la promotion de l’éducation, l’accès facilité à l’eau potable et aux soins de santé primaires pour des millions d’Africains vivant, pour beaucoup d’entre eux, avec moins d’1 dollar US par jour.

Pour ce faire, Ecobank entend structurer l’offre de produits et services correspondant au niveau de vie des populations, l’accessibilité, la flexibilité, ainsi que l’information destinée aux entrepreneurs défavorisés en Afrique de l’Ouest et du Centre.

La gamme de produits offerts comprend des prêts aussi modestes (100 dollars US), des services d’épargne et d’assurance, des formations d’initiation à la finance et d’autres services financiers connexes destinés à les aider à sortir de la précarité.

« Le Groupe estime à 1,2 milliard de dollars US le capital de base pour pouvoir financer des activités en direction de l’Afrique du milieu », a fait remarquer M. Sidibé, précisant qu’il faut également travailler à augmenter le taux de bancarisation dans la région qui est actuellement de 4,5%.

Dans cette optique, le Groupoe Ecobank a adopté une stratégie de croissance basée sur la croissance organique et les acquisitions ou les alliances en vue d’accroître son rayonnement en quadrillant les villes où elle est déjà implantée et en couvrant les différentes régions du continent et même à l’extérieur.

« Notre volonté d’ouverture et de transparence à partir de notre vision positive pour l’Afrique a eu pour résultats de franchir les barrières linguistiques, en vue de créer un groupe panafricain », a confié le directeur général du Groupe, Arnold Ekpe.

M. Ekpe a souligné que pour conforter ce modèle d’intégration à l’aide de talents africains, son institution a décidé de créer très prochainement un centre de formation des jeunes cadres aux métiers de la banque.

Le directeur général de Ecobank s’est réjoui que sa structure est en train de tisser un réseau continental avec l’installation récente (janvier 2007) de la filiale de Guinée Bissau.

Outre Sao Tomé et Principes, le Groupe entend s’implanter en 2007 au Congo-Brazzaville et en Mauritanie.

Présente dans 17 pays, Ecobank qui, dans la phase d’application des mesures prises lors de la dernière Assemblée générale ordinaire en 2006, trouve que ses objectifs intermédiaires sont atteints avec l’investissement de 400 millions de dollars US en 2006 en Afrique de l’Ouest.

« Avec le renforcement de la banque de détail, nous voulons permettre aux citoyens des pays membres d’être des clients de Ecobank », a fait remarquer M. Ekpe, précisant que son institution ne recherche pas seulement le profit, elle s’implique aussi dans le financement de l’activité économique en Afrique.

C’est la raison pour laquelle, Ecobank projette ouvrir des bureaux dans les grands centres régionaux à travers le monde (Dubaï, Shanghaï, Johannesburg) pour appuyer et servir les hommes d’affaires et les sociétés qui veulent faire des affaires en Afrique.

Faisant le point partiel de sa participation dans les B/IBAourses d’Accra, de Lagos et d’Abidjan, la responsable financière du Groupe, Laurence Orego a indiqué que les actions de Ecobank au niveau de ces sociétés boursières ont été marquées d’abord par une hausse, suivie ensuite d’un ralentissement pour enfin trouver une stabilité et une accalmie suite aux actions de sensibilisation et de communication entreprises sur le Groupe.